dimanche 7 juin 2009

La cité des femmes



alias : La cité des femmes
alias : City of Women
1980

Cinéaste: Federico Fellini
Comédiens: Marcello Mastroianni - Anna Prucnal - Bernice Stegers - Donatella Damiani
- Ettore Manni

Notice SC
Notice Imdb






En découvrant que le film prenait des allures oniriques d'un Marcello aux pays des merveiles, mes craintes se sont progressivement mues en amère certitude : je n'aime pas ce film. Ne pas aimer un Fellini est une expérience toute nouvelle pour moi et assez désagréable. Tristesse. Un Fellini devrait toujours être ressenti comme une fête de tous les sens.

Il y a une profonde mélancolie qui transparait dans celui-là, comme une lassitude de vie, quelque chose de diffus au départ et qui s'accentue par moments, comme en réaction des instants plus vifs et souriants. Fellini n'a plus le droit d'être heureux dans sa cité des femmes? Rêve? Non plutôt cauchemar!

En tout cas, je sens bien qu'il y aurait beaucoup à dire, beaucoup à éprouver, mais nan, je n'y arrive pas. Jamais je ne suis parvenu à grimper sur le marche-pied de ce train. Il y aurait beaucoup à dire sur le féminisme, l'aspect autobiographique de ce long souvenir, l'enfance de Fellini, ses objets de sensualité d'une adolescence cinéphile quand l'écran fait le professeur de petite vertu, sur les rapports de couple également, la lassitude et le désir, la frustration, etc. Mais malheureusement le film ne m'en suscite aucune envie.

Même Mastroianni ne m'a pas séduit comme à l'accoûtumée. Pourtant j'ai l'impression que Fellini l'a particulièrement dessiné. J'utilise le mot "dessiné" littéralement, sans doute influencé par mes lectures bédés. Je songe ici au Mastroianni de Manara ou de Pratt que j'ai vu quelque part ou que j'ai imaginé. Cette impression de maquillage, de teinture, quelque chose d'apprêté, d'artificiel, ce qui n'a rien de choquant pour un film onirique ceci dit en passant. Cette stylisation de Mastroianni comme le cadrage très fellinien, pictural, fait de lignes, arètes des murs, escaliers tourbillonnants, néons de fête foraine, montagnes russes illuminées, toute cette armada de lignes et courbes auraient dû me toucher, me séduire, c'est là généralement esthétique excitante. Que nenni pourtant. Chié! Tant pis. Une autre fois peut-être?


Ettore Manni, excellentissimo!

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