vendredi 13 octobre 2017

Mahjong Master



2013

Titre original : Mahjong Master

Auteur: Lee Jee Youn

Notice SC

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Enfin j’ai trouvé mon appli Mah-jong préférée ! Peut-être trop facile parfois, les niveaux offrent l'avantage d'être très nombreux, extrêmement nombreux : une pléthore de formats. L'ergonomie est très bonne, les tuiles grossissant au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu en libérant de l’espace. Bonne visibilité à noter tant les applis mahjong pèchent bien souvent sur ce point.

Ménagères en chaleur



2006

Titre francophone : Ménagères en chaleur

Auteur: Armas
Dessinateur: Armas

Editeur: Dynamite

Notice SC
Notice Bédéthèque

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Bande dessinée porno-comique, Ménagères en chaleur ne réussit pas bien son affaire. Du comique, elle n’en a pas que l’air pour tout dire. L’humour y est gras, très conventionnel, voire pitoyablement vulgaire par moments. Rabelaisiennes, les petites histoires sont autant de contes farceurs dont le comique paraît rapidement daté, toujours sur la même tonalité égrillarde.

Si bien que malgré le grand nombre d’histoires, on finit par s’ennuyer. Certains manquent de réalisme. L’inégale qualité des sketchs rend la lecture encore plus lassante.

Heureusement, le dessin noir et blanc est généreux, d’une rondeur veloutée et appétissante. La chair n’est jamais triste, très agréable à l’œil. Certes, le graphisme n’est pas très original, proche de la ligne claire, mais j’aime assez sa fluidité.

Les détails salaces sont étonnants, sans doute pas nécessaire d’ailleurs. La pornographie ne se justifie pas véritablement ou disons ne s’accorde pas bien avec cet humour ordinaire. Je me demande dans quelle mesure elle trouve une légitimité dès lors que l’histoire est traitée sur le mode comique. Selon moi, la pornographie s’accommode mal de l’émotion comique. L’excitation sexuelle convient tellement mieux à d’autres émotions. Bon, c’est goût personnel qui s’analyse mal. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas cet ouvrage qui me convaincra du contraire.

jeudi 12 octobre 2017

Borgia 1 : Du sang pour le Pape



2004

Titre francophone : Borgia : Du sang pour le Pape
Autre titre : Borgia tome 1

Auteur: Alexandro Jodorowsky
Dessinateur: Milo Manara

Editeur: Albin Michel

Notice SC
Notice bédéthèque
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Ancienne critique:

Très heureux de découvrir une série signée Jodo et Manara.

Rassuré par ce premier tome. Rien d'extraordinaire, mais une histoire bien dégueulasse et réaliste autant que puisse se faire pour des événements et des personnages qui ont pris à travers les siècles et les fantasmes une envergure mythologique. 
On est à la fois dans le propos ultra réaliste, de la real politik de l'époque, le cynisme le plus abject, avec des personnages baignant dans la perversion des institutions, des fonctions, un état de délabrement spirituel au plus haut sommet. 
C'est peut-être là que le glauque et l'infâme le disputent à une sorte de poésie du pire, avec un récit toujours plus baroque, des personnages plus hauts en couleurs. J'aime bien comment Manara et Jodo s'amusent des stéréotypes très "mauvais genre", dans l'érotique, le criminel, l'immoral, la complaisance à décrire ce niveau le plus bas de l'humanité, les plus bas instincts. On ne peut s'empêcher de pouffer devant tant d'horreur, ne pas y croire, d'y trouver l'outrance de ceux qui en ont rêvé. Et d'y voir là un terrain de jeux parfaits pour ces deux vieux crapauds. Et de se demander pourquoi ils ne se sont pas attelés aux Borgias plus tôt. Cela semble tellement évident.
Le dessin est très beau. Ce sont surtout les couleurs qui m'ont plu. Les femmes de Manara sont toujours les mêmes, sublimes. Elles sentent. Je ne sais comment dire. Je les sais grâce à son dessin, elles sont en chair, malgré certaines poses un peu factices. La plupart du temps, elles sont vrai. Au moins j'y crois. Non, ce qui change par rapport à son travail précédent, c'est vraiment cette colorisation, parfois éclatante, parfois aquarelisante, si je puis dire, mais tellement dans l'idée que je me fais des couleurs vives de cette époque. On voit que le dessinateur a pris son pied à recréer le vieille Rome, les détails domestiques ou publiques. Il y a certaines cases qui sont hallucinantes de beauté.
Nouvelle critique:

Je ne connais pas assez l’histoire papale médiévale pour juger de l’historicité réelle du récit. Je suppose que l’épice prévaut sur la réalité, la couleur et le contraste sur le fade et le flou. Aussi le récit privilégie-t-il les excès, une gourmandise dans la violence et le grotesque. Les décors et le contexte paraissent réalistes mais on n’est pas non plus dans le réalisme poétique et politique de Pasolini.

On se retrouve bien entendu dans un monde opulent, bruyant, avec des dynamiques internes promptes à l’agitation, comme sait les inventer le génial Jodorowsky.

Toutefois, les thématiques comme les méandre de l’histoire sont caractéristiques de la bande dessinée de Manara, avec ses nombreux virages, son outrance dans les traits, jumelée à une finesse d’exécution dans le graphisme et puis un soin particulièrement précis à la description qui finit par produire une esthétique à nulle autre pareille.

Si bien que ces deux créateurs sont d’évidence faits pour s’entendre : il y a une espèce d’ heureuse concomitance de styles et de visions. Ce premier tome alors spectaculaire est largement à la hauteur de mes espérances.

La mise en forme, dans les grands cadres, très cinématographiques pour le coup, jusque dans la couleur et l’image picturale qui en résulte, donne à l’ensemble fière allure. De la belle ouvrage ! Il s’en dégage un sentiment de grande sérénité dans le fond comme la forme. Le trait est sûr, tout en efficacité. J’aime beaucoup.

Et puis, quel plaisir d’admirer le dessin de Milo Manara… je ne m’en lasserai jamais ! Hâte de passer à la suite









jeudi 5 octobre 2017

Les Pieds-Nickelés banquiers, n°114



1981

Titre original : Les Pieds-Nickelés banquiers
Autre titre : Les Pieds-Nickelés banquiers, n°114

Auteur: Roland de Montaubert
Dessinateur: René Pellos

Editeur: Société Parisienne d'Edition / Vents d'Ouest / France Loisir / Hachette

Notice Bédéthèque n°114
Notice Bédéthèque intégrale tome 1
Notice SC

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Souvenir très lointain : je ne me rappelle plus où, mais j'ai le souvenir d'avoir dévoré une intégrale des Pieds Nickelés de Pellos. J'étais en vacances, un peu désœuvré, quelque part, je ne sais où.

Ce qui m'avait beaucoup plu, c'était le mouvement perpétuel de leurs aventures, ce dynamisme forcené qui ne cessait de faire bouger ces Pieds Nickelés, ces mésaventures un brin anarchisantes, en dehors des clous de cette bande de ratés au langage argotique aussi antique qu’amusant et qui ne perdent pas pour autant l’espoir de réussir le gros mauvais coup. La foi revendiquée de ces malfrats maladroits et pourtant ingénieux m'est sympathique.

Trente ans plus tard, je retrouve dans la lecture de ce premier tome de l'intégrale tous ces ingrédients politiquement incorrects, surtout finalement farceurs. Oui, les Pieds Nickelés représentaient sans doute ce que la bédé pouvait produire de plus corrosif et de plus proche de la farce, au sens noble du terme, ce comique irrévérencieux, parfois grotesque, toujours excentrique.

Cette première aventure, Les Pieds Nickelés banquiers, souligne ce côté anar, provocateur, gentiment provocateur bien sûr, on n'est pas non plus dans un discours politique grave, la bédé s'adressant aux mômes.

J'ai beaucoup aimé retrouver dans cet épisode le graphisme de Pellos, bien détaillé, très rond, encore empreint de la tradition des caricatures et des illustrations du XIXe siècle, très français j'imagine aussi, sans parler de cette morgue de chenapans amoraux qui caractérisent ces bons personnages de Montaubert. Ils ont tout de l'enfance, de Guignol, jusqu'à l'inimitié qu'ils nourrissent pour tout ce qui porte un uniforme et une matraque. Vivement la suite!

mercredi 4 octobre 2017

House of cards saison 5



2017

Titre original : House of cards, season 5

Saison 5
13 épisodes

Réalisateurs: Daniel MinahanAlik Sakharov - Michael Morris - Roxann Dawson - Agnieszka Holland - Robin Wright 
Comédiens: Kevin Spacey - Robin Wright

Notice SC
Notice Imdb

Vu à la télé

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Difficile saison que la 5e! Difficile à comprendre pour deux bonnes raisons. La première, c’est que cette saison fait de nombreuses références à toutes les saisons précédentes. Or, j’ai eu bien du mal à me rappeler des tenants et aboutissants de toutes les intrigues passées. Beaucoup de sous-entendus que j’ai cru comprendre, mais qu’avec bien des difficultés parfois. Cette approche aurait tendance à donner envie de tout revoir à la suite. Nul doute qu’on s’y attachera pour mieux déguster cette série quand elle sera terminée.

D’autre part, de nouveaux personnages font leur apparition et certains comme Jane Davis (Patricia Clarkson),
sont particulièrement compliqués à lire, à appréhender. Leurs motivations sont floues comme il se doit et cela ne facilite pas la compréhension générale. Longtemps jusqu’à l’avant dernier épisode pour être exact, j’étais plutôt dans l’expectative en vue d’enfin y voir goutte dans l’écheveau de ce récit.

D’une certaine manière, ces ambiguïtés sont à double tranchant. Elles peuvent être lues comme de très bons feux de diversion si l’on est satisfait par l’explication finale, mais au contraire, elles peuvent s’avérer un poil ennuyeuses si on tique devant le comportement des personnages.

Ce qui est mon cas, en partie : la stratégie de Franck Underwood (Kevin Spacey)
ne me paraît pas totalement aboutie pour ce personnage davantage efficace lors des saisons précédentes.

De même l’espèce de trouble affectif, mêlé de naïveté dans lequel se laisse glisser Claire Underwood (Robin Wright)
ne convient pas à ce personnage, animal à sang froid jusque là.

Alors certes, il est vrai que dans les saisons passées, on voyait bien que la course au pouvoir laissait tout de même une part d’humanité chez ces deux personnages, et même que cette ambiguïté complexifiait, densifiait les enjeux tout en crédibilisant ces personnages. Mais cette année, j’ai la sensation que cela devient excessif, un petit trop incohérent. La psychologie des Underwood jure un peu sur celle des saisons précédentes et même avec la toute fin de cette cinquième saison.

A la conclusion du dernier épisode, je ne suis pas tout à fait sûr d’être pleinement satisfait du travail d’écriture. Je suis heureux d’avoir assisté à un beau spectacle, peut-être plus riche et varié dans la narration, très équilibré, complexe, mais en même temps je demeure perplexe sur ce que nous joue le couple présidentiel. Sans doute me faudra-t-il voir le dénouement de cette série puis la revoir in extenso pour mieux l’apprécier ?

Toujours est-il que j’ai éprouvé un délicieux plaisir devant certaines scènes superbement dialoguées, avec des numéros d’acteurs très puissants et une mise en scène d’une efficacité élégante, sobre et froide, au scalpel. Cette saison n’est pas ma préférée, néanmoins le terme d’efficacité demeure celui qui me vient d’abord à l’esprit. J’adore House of cards et voudrais la voir encore plus nette, précise, inattaquable.

Trombi:
Michael Kelly:

Paul Sparks:

Campbell Scott:

Derek Cecil:

Neve Campbell:

Joel Kinnaman:

Dominique McElligott:

Boris McGiver:

Korey Jackson:

Colm Feore:

Damian Young:

Larry Pine:

Jayne Atkinson:

James Martinez:

Jeremy Holm:

Dan Ziskie:

Jefferson White:

Angela Reed:

Steve Coulter:

William Hill:

Reed Birney:

Kenneth Tigar:

Paton Ashbrook:

Wendy Moniz:

 Curtiss Cook et Scott Whitehurst:

Malcolm Madera:

Suzanne Savoy:

Lee R. Sellars:

Kate Lyn Sheil:

Alexis Nichole Smith:

Lars Mikkelsen:

Kristen Sieh:

Michael Siberry:

Mark Borkowski:

Julian Gamble (centre):

Mercedes Herrero:

Gerald McRaney:

Daniel Sauli:

Kim Dickens:

Michel Gill: