lundi 17 juillet 2017

Passengers



2016

Titre original: Passengers

Cinéaste: Morten Tyldum
Comédiens: Jennifer Lawrence - Chris Pratt - Laurence Fishburne

Notice SC
Notice Imdb

Vu en blu-ray

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Je suis entré dans ce film tout doucement ne sachant au juste où cela allait me mener et au final, j'ai plus été séduit que rebuté, même si le rythme du film m’a quelque peu surpris et peut-être un peu déçu, dans la mesure où j'espérais un divertissement plus mouvementé. Question d'état d'esprit, d'humeur et d'envie du moment. Je suis presque persuadé qu'une revoyure me convaincra plus aisément. Je pensai (à cause d’un teaser) voir un film d’action, un film catastrophe de science-fiction. On en est proche, mais ce n’est pas fondamentalement pas le cas.

Le film est beaucoup plus intimiste que cela. Bien sûr, la catastrophe pointe le bout de son drame à la fin mais la plus grande partie du film consiste dans cette errance esseulée de Jim Preston (Chris Pratt)
d’abord, puis la cohabitation houleuse avec Aurora Lane (Jennifer Lawrence).
L’intrigue parvient à unir une trame somme toute classique de “comédie romantique” et des réflexions plus graves, morales et philosophiques.

Est-ce que le film le fait avec suffisamment de subtilité? On peut se poser la question pendant le film, tant le film prend son temps à mettre en place ses enjeux? Mais à la fin, la réponse était plus affirmative. Je crois que cela est dû à deux éléments capitaux.

Premièrement, je l’ai déjà sous-entendu : le temps. Le scénario prend largement son temps pour faire évoluer sa trame narrative. Sans doute par souci de réalisme. Il fallait que le spectateur soit bien attentif à la lente érosion des sentiments et émotions des personnages. Il fallait prendre le temps, d’autant plus que cette notion est au centre de la problématique du film. Il y a par conséquent un aspect contemplatif dont le rythme du film rend compte assez justement.

Deuxièmement, les comédiens assurent. Peu nombreux, ils ont une grande responsabilité sur les épaules.

joue plutôt bien sa partie solitaire, la dégradation mentale du personnage, puis le dilemme qui s’en suit et la honte, la culpabilité qui l’empoigne.

Mais, c’est Jennifer Lawrence
qui me fait la plus vive impression. D’abord un peu fade et distante, mais peu à peu son personnage gagne en profondeur. L’actrice l’investit avec sûreté jusqu’à exploser de virtuosité dans la dernière partie du film. Elle se coltine des scènes compliquées à incarner et elle réussit haut la main à livrer des prestations très justes, pleines de sobriété et pourtant extrêmement touchantes. Son aisance à survoler au dessus de ces difficultés m’a juste bluffé. Grâce à elle, le film gagne en intensité et elle valide, si je peux dire, tout l’ensemble du film, la thèse même du film. Elle est extraordinaire.

Un bon petit film, divertissant, une bonne réflexion et une excellente actrice.
Trombi: