mercredi 3 juin 2009

Sans fin


1985

Titre original : Bez konca
alias : No End
alias : Sans fin

Cinéaste: Krzysztof Kieslowski
Comédiens: Jerzy Radziwilowicz - Grazyna Szapolowska - Aleksander Bardini - Artur Barcis - Maria Pakulnis - Michal Bajor - Danny Webb



Mon premier Krzysztof Kieslowski. Manque de bol, globalement, je ne comprends pas ce film. C'est con. Pas grave mais con. Mouais.

A priori le film explore le deuil difficile d'une veuve. Elle se découvre un amour absolu pour son mari défunt. Son époux était avocat spécialisé dans les affaires politiques. Au moment de son décès, il était sur le point de défendre un gréviste. Cette histoire judiciaire et politique perdure ; il y est question de l'héritage de l'affaire par un vieil avocat, celui-là même qui avait formé le défunt. Le film mêle ces deux histoires avec un équilibre perturbant.

Premier point que je ne comprends pas : je ne saisis pas l'intérêt de cette histoire politique. Quel est le lien avec le deuil? Frêle. Connaissant mal l'histoire de la Pologne des années 80 et les dernières gesticulations du régime communiste avant la dissolution des deux blocs, je peux concevoir qu'il me manque quelques éléments pour bien comprendre. Même quelques temps après visionnage, je ne comprends pas toujours pas le fait que Kieslowski insiste autant sur cette affaire.

Autre sujet d'incompréhension, le dénouement. Il est conseillé de passer son chemin ici, je vais raconter la fin du film, là, maintenant. Si, barrez-vous! Allez, bye bye, bisous. Je ne comprends pas le personnage, son suicide est pour moi un mystère scénaristique. Certes, elle se découvre un amour considérable, mais elle aime toujours leur gamin, elle est inquiète pour lui, s'en préoccupe, elle ne rejette en rien ce lien filial, comment peut-elle se suicider en abandonnant son fils? Tout ça pour un amour mort? Ca n'a pas de sens. Ça me parait très difficile à avaler cette histoire.

Un grand coup de chapeau aux comédiens. Elle d'abord, Grazyna Szapolowska, très belle et intense actrice,

mais jusqu'aux petits rôles secondaires, d'une justesse et d'une précision incroyables. Je pense là au gréviste Artur Barcis ou bien le jeune avocat Michal Bajor.

Impressionnants. Je suis stupéfié par la qualité de leur prestation. Il n'y a guère que le vieil avocat Aleksander Bardini qui joue un personnage très... trop pittoresque, une pâle copie du roublard Charles Laughton dans Témoin à charge. Trop d'effets de manche.

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