jeudi 9 juillet 2009

Transformers: Revenge of the Fallen



alias : Transformers 2: la revanche
2009

Cinéaste: Michael Bay
Comédiens: Hugo Weaving - John Turturro - Shia LaBeouf - Megan Fox - Josh Duhamel - Ramon Rodriguez - Isabel Lucas - Kevin Dunn - Julie White

Vu en salle




Un typique film de Michael Bay, c'est à dire œuvrant de manière magistrale -je pèse le mot- au niveau des hormones et émotions primaires. Dans la scène finale - je spoile à max, attention- dans laquelle un personnage décède, Michael Bay lance magnifiquement -je vous dis que je pèse mes mots- une armada d'effets : un ralenti en plongée allié à un lent travelling, avec le passage d'un hélico à la verticale, des plans de gens en pleurs ou hurlant, un montage assez véloce malgré le ralenti englobant tous les personnages. Les spectateurs sont bombardés, harcelés par toutes ces incitations à la larmichette. Pour éviter la lourdeur du procédé, Bay ne laisse jamais sa caméra inerte. Ses ralentis adoucissent le propos, aidés par des filtres assombrissant la scène. Fumées, explosions, musique et assourdissements des sons accompagnent le tout pour donner une étrange beauté à la scène. On peut parler d'esthétique avec Michael Bay, ou même de style. Par mode et convenance, Michael Bay est souvent décrié voire conchié. Comme il est de bon ton de vénérer Tarantino, tout aussi basique et primaire pourtant.

Pourtant je suis à peu près sûr que dans 30 ou 40 ans, les cinéphiles se pencheront sur ce "style", plein de mouvements, de filtres et de toutes sortes de combinaisons de procédés destinées à aller chercher plus ou moins habilement les spectateurs aux tripes sans jamais toucher à la cervelle. Et ça, qu'on le veuille ou non, Michael Bay le fait très bien, "magistralement". Beaucoup mieux que Tony Scott, Roland Emmerich ou mille fois plus intelligemment qu'un Joel Schumacher par exemple, même s'ils sont tous de la même école. Quand la série B s'offre les premiers budgets, cela donne ce cinéma là : du pop corn, du coca et des petites pépées bien roulées. La scène d'introduction -I wish- de Megan Fox est hallucinante : elle est à califourchon sur une moto dans une position plus proche de Playboy que MotoMag.


 Totalement inapproprié, sauf à remplir les corps caverneux de la gente mâle adolescente. Juste adolescente?, c'est vite dit. Megan fox et Isabel Lucas sont de bien jolies demoiselles.

Je crois bien que je suis marqué par l'extraordinaire beauté de la petite Fox. Impressionnante.

Est-ce pour ces basses raisons libidinales que je trouve qu'elle joue bien? Posssible. Par contre, ce n'est pas pour cette raison que le jeu de Shia Le Boeuf me plait également. Il me parait assez maître de son corps, de sa gestuelle et de son visage mais surtout de sa sincérité de jeu pour affirmer qu'il y a là un jeune comédien qui promet.

Pour toutes ces bonnes et mauvaises raisons, j'ai plutôt bien apprécié ce petit film, plein de couleurs, de vibrations et de mouvements, un cinéma du physique, de l'intra-physique pourrait-on dire. A ce propos, je suis par contre un peu dérangé par ce qui devient systématique du côté d'Hollywood, au ciné comme à la télé : cette putain de manie qu'ils ont à tourner autour des comédiens sans discontinuer. Centrifugeuse de mes fesses qui me tape sur les nerfs! On s'étonnera après que les salles de cinéma sentent le vomis!


Ça, c'est hors film, juste pour prier.

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