mercredi 24 juillet 2013

Les mystères de l'ouest : La nuit du phare hurlant



1965

Saison 1, épisode 14

Titre original : The wild wild west : The night of the howling light
Alias: Les mystères de l'ouest : La nuit du phare hurlant

Réalisateur:Paul Wendkos
Comédiens:Robert Conrad - Ross Martin

Notice Imdb

Vu en dvd



Voilà un épisode bien différent du précédent, dans la mise en scène surtout, dans la mise en place de tous petits éléments qui mis bout à bout propose une étrange atmosphère. Il réussit à mettre une ambiance inquiétante,  Une véritable tension se développe entre certains personnages. Aussi les comédiens s'en donnent-ils à cœur joie. Ils ont des scènes bien construites où leurs dialogues beaucoup plus chiadés qu'à l'accoutumée portent davantage. Plus de percussion dans les échanges.

Il y a toujours un peu d'action, suffisamment pour que Robert Conrad fasse son petit numéro de strip-tease habituel, mais la confrontation psychologique est le maitre combat de l'aventure.

Sûrement grâce à l'argument "hypnose", même si curieusement le terme n'est jamais employé explicitement. Ted Voigtlander, le chef opérateur a reçu un Emmy Award pour sa photographie. Sans doute a-t-il été aidé par ces jeux de contraste entre les ombres de la nuit, celles du sombre escalier que cache dans ses flancs le phare où se déroule une grande partie de l'épisode.

Ce qui ajoute surtout de l'intérêt à cet opus, c'est tout de même le propos pas forcément politiquement correct à cette époque,exprimé à l'égard de la cause indienne. Même si le discours qui prévaut prône la paix entre amérindiens et européens, il n'en demeure pas moins vrai que la servitude ou l'exclusion des indiens est évoquée sans détour, ce qui ne laisse pas d'être étonnant pour une production télé américaine.

Autre sujet d'étonnement : le jeu des acteurs m'a paru très bon. Habituellement, ce n'est pas toujours une garantie sur cette série. Même Robert Conrad joue avec retenue et sérieux dans une composition équilibrée. Sam Wanamaker
présente un Dr hypnotique, imbu de sa personne, avec un certain talent. Son jeu sobre est assez crédible. Ross Martin
est beaucoup plus posé également. Oui, indéniablement, Paul Wendkos a dû insisté auprès de sa troupe pour qu'elle s'en tienne à un style moins grandiloquent, plus solennel presque. Et cela donne une proposition collective très satisfaisante. Un bon épisode et pourtant... malgré tout ce que je viens de dire, un doute s'immisce.

Cette série n'a-t-elle pas besoin de cette folie kitsch qui fait ici un peu défaut? Le sérieux de la forme n'altère-t-il pas la fascination enfantine que l'on recherche dans cette série? Comme cela faisait longtemps que je n'avais regardé un épisode, le fait de voir coup sur coup "La nuit du musée vivant" et celui-ci m'a rappelé combien cette série est liée à mes souvenirs d'enfance. C'est avec une réelle émotion, celle que l'expérience du temps qui a passé vous fait éprouver parfois, que j'ai vu ces deux épisodes. La musique et le dessin très seventies du générique ont sonné la charge d'une forte émotion nostalgique.

Trombi:
Scott Marlowe:

Ralph Moody:
Ottola Nesmith:
Kay E. Kuter:

Linda Marsh:

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