dimanche 20 mars 2011

Buchanan rides alone



1958
alias : L'aventurier du Texas

Cinéaste: Budd Boetticher
Comédiens: Randolph Scott - Craig Stevens - Tol Avery - Barry Kelley

Notice Cinéprofil
Notice Imdb
Vu en dvd



Un Boetticher décevant, avec un Randolph Scott à nouveau tout sourire Colgate sans la rose entre les dents, peut-être dans la tradition des héros peu ordinaires du far-west, toujours nets et impeccables, à la moralité indubitable, incarnations de la probité à l'ouest du Mississippi, ces héros de comics proprets, perfections destinées à l'édification de la jeunesse amerloque d'avant 68.

Les personnages auxquels il se retrouve confronté ne sont pas aussi caricaturaux que lui : cyniques, veules, vénaux, ils le sont certes, mais de multiples enjeux les tourmentent et les enrichissent. Leurs crapuleries sont beaucoup plus complexes que ne peuvent l'être les vertus si plates du héros joué par Scott. Il n'y a guère que le shérif qui fait figure de monolithe con et borné.

Mais ce qui génère le malaise c'est d'abord cette intrigue ultra-compliquée, ces situations en forme d'alambic de contrebande qui se retournent sans cesse et ce faux suspense qui finit par énerver. Une grande lassitude m'a pris devant cet écheveau trop mal ficelé, tordu, pas illisible mais usant. Ce côté filandreux de l'histoire rend la lecture un peu pénible, donne également la sensation de voir un film très long alors qu'il ne dépasse les 80 minutes.

La plupart des dialogues sont sans grande saveur. La grande scène finale ne dépare pas du reste de tous ces inconvénients, tout aussi compliquée que le reste du film. Il en découle une sorte d'incohérence générale qui m'a fortement perturbé, en tout cas empêché d'entrer réellement dans l'histoire.

C'est dommage parce que la réalisation de Boetticher, je veux dire par là sa mise en image, est toujours aussi bonne, bien pensée. C'est bien filmé.

Pourtant, je crois bien que c'est là le pire Boetticher que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui, mais j'en ai pas vu des masses il est vrai. Et puis la médiocrité de la compression doit avoir joué son petit rôle de fouteuse de merde dans mon jugement.

Trombi:
Barry Kelley:

Tol Avery:

L.Q. Jones:

Craig Stevens:

Peter Whitney:

Manuel Rojas (à droite):

Robert Anderson:

Joe De Santis:

Nacho Galindo et William Leslie:

Jennifer Holden:

Barbara James:

Don C. Harvey (à gauche):

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