jeudi 1 septembre 2016

Sans rancune



1992

D'après No hard feelings

Auteurs: Sam Bobrick - Ron Clark
Adaptateur francophone: Jean Poiret
Metteur en scène: Pierre Mondy
Comédiens: Roland Giraud - Gérard Hernandez

Vu sur le net
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Cette pièce de théâtre, qui n’est ni rediffusée, ni éditée en dvd, est pourtant une de mes comédies favorites, que j’aime à réécouter de temps en temps.

Ses dialogues surtout sont des petits bijoux ciselés par un adaptateur hors pair en la personne du roi Jean, Poiret de nom. La mise en scène est enlevée, foisonnante et simple à la fois, comme savait si bien le faire Pierre Mondy. De la pièce d’origine de Sam Bobrick et Ron Clark, je ne connais rien. Mais je m’en fous, l’adaptation française est plus que réussie. On sent bien la patte pince-sans-rire de Poiret et cela suffit à mon bonheur.

Le rythme est excellent et le travail de Roland Giraud
Roland Giraud
pour le maintenir avec aisance garantit le succès de l’entreprise. En effet, le comédien tient là un de ses rôles les plus époustouflants, à la De Funès. Il capte l’attention du public avec un personnage odieux, imbu de sa personne, un fou furieux de l’égocentrisme, qui voit son monde s’écrouler quand son épouse (Nicole Calfan) décide de mettre les bouts avec un autre homme (Eric Métayer). Il ne peut pas parvenir à l’entendre.

Dans le rôle de “Sganarelle”, Gérard Hernandez offre un miroir déformant au personnage de Giraud. Il est bien entendu plutôt comique, en petit lâche, essayant d’exister à l’ombre de son ogre de partenaire. Ces deux hommes ont pour eux les meilleures répliques, me semble-t-il, celles où leur mauvaise foi est la plus exposée, celles qui mêlent absurdité et folie aussi.
Gérard Hernandez
Les prestations de Nicole Calfan et Eric Métayer, plus ancrées dans le réel sont au moins sympathiques, mais n’insufflent pas autant de force et de comique que les deux autres. Quant au reste de la troupe, elle est constituée de comédiens plus en retrait, servant essentiellement de faire-valoir aux héros principaux, cela dit sans pensée péjorative. En tout cas, ils n’ont pas la percussion des têtes d’affiche.

Roland Giraud
Roland Giraud
porte littéralement la pièce sur les épaules. Tout est axé sur sa folie et cette exubérance, cet amour de soi maladif, cette violence difficilement contenue. Il est tout bonnement magistral, plein de cette force dont il a besoin pour garder le rythme endiablé dans les dialogues.

Ente la touche Mondy, les dialogues de Poiret et le duo Giraud/Hernandez, cette pièce fait souvent mouche. Un petit trésor.

Trombi:
Nicole Calfan:

 Eric Métayer:

Consuelo de Haviland:

Marc Faure:

Denis Richard? et Jean-Pierre Rochette:

Géraldine Giraud:

Médéric Ory?

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