vendredi 2 septembre 2016

Scout toujours



1985

Cinéaste: Gérard Jugnot
Comédiens: Gérard Jugnot - Jean-Paul Comart - Agnès Blanchot - Jean Rougerie

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd

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Scout toujours est un film qui vieillit plutôt bien. Je l’ai vu plusieurs fois avant cette dernière revoyure et je n’avais pas aperçu les excellents points sur lesquels il convient aujourd’hui que je revienne pour expliquer que je trouve l’ensemble du film assez bon. Je n’avais pas une bonne image de ce film. Et je me rends compte que c’est particulièrement injuste. Je crois même que tout part du fait que j’ai de Gérard Jugnot une idée trop approximative. Je ne le vois pas en cinéaste. Or, même si je n’ai pas revu d’autres de ses films, celui-ci prouve à l’évidence qu’il réussit à créer un univers, à conduire son récit avec habileté et quelque finesse. De cette comédie a priori basique émerge une certaine poésie, oui, empreinte d’une véritable sensibilité, voire d’une mélancolie. Bref, ce n’est pas une bête comédie populaire.

Ce n’est pas pour rien que l’histoire se déroule en 1965. Il est évident que le co-scénariste et réalisateur Jugnot a voulu rendre hommage à sa propre histoire. Cette France de 1965, avec sa “Piste aux étoiles”, ses vieilles voitures, sont sans doute des réminiscences d’un passé, d’une jeunesse plutôt heureuse. Il y a de la nostalgie dans ce film, quelque chose plein de tendresse pour cette époque, ces personnages. Et c’est plutôt joliment dessiné, avec une grande délicatesse.

En mettant un personnage très naïf dans les rails d’une histoire chaotique, le confrontant à toutes sortes d’avanies, le scénario nous raconte une histoire il est vrai conventionnelle. Cependant, son parcours se révèle plus riche qu’on l’on pourrait le supposer de prime abord. Le film ne craint pas, par exemple,  de toucher à des problématiques aussi controversées que celle de ce scout homosexuel qui vit si mal sa sexualité qu’il en vient à frôler la pédérastie. Un film qui ose cela ne peut pas être affublé du terme peu glorieux de banale comédie populaire, désolé.

Dans la distribution, je retiens bien entendu la très belle prestation de Gérard Jugnot. Là encore, j’ai une image du comédien trop collée à ses comédies mordantes du Splendid. Ici, il livre une performance beaucoup plus nuancée. Toujours sobre, malgré un rôle qui pourrait facilement le faire choir dans le ridicule, il réussit à créer un personnage de doux gentil naïf sans pour autant perdre en crédibilité. Défi compliqué mais relevé avec efficacité au final. Son jeu reste naturel.
Gérard Jugnot
Voilà un qualificatif qui irait aussi bien à Jean-Paul Comart dans un tout petit rôle que je trouve néanmoins remarquable.
Jean-Paul Comart
Et puis, ne pas oublier le grand Jean Rougerie également avec une participation très courte mais succulente. Encore un de ses acteurs secondaires, voire tertiaires dont on reconnaît facilement la trogne mais dont la plupart ne connaissent pas le nom. Et c’en est presque scandaleux tant ils sont importants et souvent talentueux. Avec son physique guindé, son personnage de vieux propriétaire agricole coincé lui va comme un gant.
Jean Rougerie
Tout ce que je viens de signaler ne signifie pas pour autant que “Scout toujours” est un grand film, mais je tenais à souligner que ce n’est pas non plus une médiocre comédie sans aucun intérêt. Le film constitue un assez agréable spectacle, bon enfant, gentil mais pas con.

Trombi:
Jean-Claude Leguay:

Jean-Yves Chatelais:

Agnès Blanchot:

Eric Prat:

Maurice Barrier:

Bernard Cazassus:

Nicole Félix:

Sophie Grimaldi:

Philippe Ogouz (droite, right):

Guillaume Pétraud:

Fabien Remblier et Romain Soler :

Julien Dubois?

Stéphane Thil:

2 commentaires:

  1. Ah! Voilà un bel article pour un film que j'ai toujours apprécié. Il y a de l'humour dans cette comédie, évidemment, mais aussi de la tendresse pour ses personnages ainsi que parfois un peu de cruauté.
    Il me semble que Jugnot a écrit le scénario en se remémorant ses propres années scout.

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    1. Ah, je ne savais pas que Jugnot avait été scout, mais ça ne m'étonne pas du tout : à la lecture du film, cela transparaît de façon très nette.

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