mardi 12 novembre 2013

Cette fois je flingue


2006

Auteur: Jean-Pierre Mocky
Editeur: Editions Florent Massot

Notice SC

  • ISBN-10: 2916546022
  • ISBN-13: 978-2916546025

Lu en sept 2008




J'adore le cinéma de Mocky. Je lui vouerais volontiers un culte si le personnage, l'homme n'était pas aussi antipathique parfois.

J'ai trouvé dans ce livre ce que j'étais venu y chercher, à savoir des anecdotes sur ses films que je préfère, sur un cinéma lointain et fini. J'y apprends avec surprise que le rôle de Blanche dans le drôle de paroissien avait dans un premier temps était dévolu à De Funès avant que son imprésario ne place la barre financière trop haute. Foutre, quel film cela aurait fait! Voilà le genre de petites histoires qui me plaisaient à lire quand j'ai emprunté ce bouquin à la médiathèque.
J'y cherchais sûrement quelque chose d'autre... que cette fois je n'ai pas trouvé du tout, bien au contraire. J'y cherchais peut-être une sorte d'auto-analyse, sans aller jusqu'à la rédemption, je voulais y voir une sorte d'auto-portrait moins frileux, moins égocentrique, et plus intelligent que celui que Mocky se complaît à offrir à longueur d'interview. 
Malheureusement, c'est tout le contraire. Et la lecture, si elle est rapide car le style reste pauvre et sans saveur, elle n'en demeure pas moins pénible par moments, tant le personnage Mocky semble pas loin de se masturber devant sa propre personnalité, devant sa propre carrière, son ego surdimensionné, son talent, blabla, blabla. 

Le livre est cela avant tout, un autel sur lequel il pose un regard admiratif et romantique. Il est jeune, couillu, honnête, courageux, beau, maudit. Tout ce qui a pu arriver de pire dans sa vie comme dans sa carrière, c'est de la faute des autres! Jamais il n'a ne serait-ce que le début d'un reproche à se faire. Jamais! Pas une once de recul, pas un gramme d'humilité. Il se fait chantre de lui même tout le long du livre d'une manière aussi ridicule que pédante. On s'en lasse. Le monde se divise en deux : ceux qui aiment Mocky et qui sont donc plutôt des gens biens et ceux qui ne l'aiment pas ou ne le montrent pas assez et ceux-là sont des cons. Avec cette vision des choses, comment faire pour ne pas se fatiguer?

Ce livre me chagrine quelque peu. J'aurais voulu voir chez l'homme quelque chose que ses films disent. En vain. Je crois que ce type est un malade mental. Aussi peu d'humilité, ça pue. Aussi peu, que dis-je... jamais!

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