jeudi 9 septembre 2010

Columbo - Meurtre à l'ancienne



1976

Titre original : Columbo - Old fashion murder
Titre francophone : Columbo - Meurtre à l'ancienne
Saison 6, épisode 2

Réalisateur: Robert Douglas
Comédien: Peter Falk - Joyce Van Patten - Jeannie Berlin - Celeste Holm

Notice Imdb
Vu sur dvd


Un de mes pires Columbo. D'un terrible ennui. J'ai tout essayé, notamment de me le passer en vf, puis retourner à la vo... rien n'y fit.

Cet épisode est aussi plat que son interprète par exemple, la pauvre Joyce Van Patten.

A sa décharge, elle se doit d'incarner une vieille fille, coincée, dont l'horloge biologique s'est arrêtée après un traumatisme amoureux il y a plus de 20 ans. Rabougrie, elle vit à un rythme ronronnant que les maisons de retraite instituent en règle de vie. Son personnage est terne, elle le joue bien : peu d'expressions, tiède et inerte. Et l'on est par conséquent obligés de subir une non confrontation entre la morte vivante et le lieutenant Columbo sans acidité en réponse. Électrocardiogramme : zéro. Calme plat.

En personnage secondaire, on notera la présence de Jeannie Berlin, une comédienne au physique un peu ingrat et au jeu très étrange. J'hésite encore à déclarer qu'elle joue très mal. Si ce n'est pas le cas, il s'agit là de subtilité de jeu assez rare.

Quoiqu'il en soit, le bât ne blesse pas seulement sur la distribution mais également sur le scénario dont j'ai encore peine à extraire et apprécier le substantifique moelle. Presque incompréhensible, je me demande bien pourquoi la meurtrière n'avance plus d'argument face à la piètre démonstration de Columbo. Il y avait pourtant de quoi le remettre à la case départ, sans passer par la case prison. Pas de preuve formelle.

Bref un épisode lent et poussif, une histoire mollassonne et sans relief. Décidément, cette saison 6 s'annonce des plus fades.

Trombi:
Tim O'Connor:

Celeste Holm:

Peter S. Feibleman:

Jon Miller:

Jess Osuna:

Gary Krawford:

Anthony Holland:

2 commentaires:

  1. LES VIEILLES FILLES

    J'aime les vieilles filles. Et lorsqu'elles sont laides, c'est encore mieux.

    Les vieilles filles laides, acariâtre, bigotes ont les charmes baroques et amers des bières irlandaises. Ces amantes sauvages sont des crabes difficiles à consommer : il faut savoir se frayer un chemin âpre et divin entre leurs pinces osseuses. Quand les vieilles filles sourient, elles grimacent. Quand elles prient, elles blasphèment. Quand elles aiment, elles maudissent. Leurs plaisirs sont une soupe vengeresse qui les maintient en vie. Elles raffolent de leur potage de fiel et d'épines. Tantôt glacé, tantôt brûlant, elles avalent d'un trait leur bol de passions fermentées. Les vieilles filles sont perverses. C'est leur jardin secret à elles, bien que nul n'ignore leurs vices.

    Les vieilles filles sont des amantes recherchées : les esthètes savent apprécier ces sorcières d'alcôve. Comme des champignons vénéneux, elles anesthésient les coeurs, enchantent les pensées, remuent les âmes, troublent les sangs. Leur poison est un régal pour le sybarite.

    L'hypocrisie, c'est leur vertu. La médisance leur tient lieu de bénédiction. La méchanceté est leur coquetterie. Le mensonge, c'est leur parole donnée. Elles ne rateraient pour rien au monde une messe, leur cher curé étant leur pire ennemi. Le Diable n'est jamais loin d'elles, qui prend les traits de leur jolie voisine de palier, du simple passant ou de l'authentique Vertu (celle qui les effraie tant). Elles épient le monde derrière leurs petits carreaux impeccablement lustrés. Elles adorent les enfants, se délectant à l'idée d'étouffer leurs rires. Mais surtout, elles ne résistent pas à leur péché mignon : faire la conversation avec les belles femmes. Vengeance subtile que de s'afficher en flatteuses compagnies tout en se sachant fielleuses, sèches, austères... C'est qu'elles portent le chignon comme une couronne : là éclate leur orgueil de frustrées.

    Oui, j'aime les vieilles filles laides et méchantes. A l'opposé des belles femmes heureuses et épanouies, les vieilles filles laides et méchantes portent en elles des rêves désespérés, et leurs cauchemars ressemblent à des cris de chouette dans la nuit. Trésors dérisoires et magnifiques, à la mesure de leur infinie détresse. Contrairement aux femmes belles et heureuses, elles ont bien plus de raisons de m'aimer et de me haïr, de m'adorer et de me maudire, de lire et de relire ces mots en forme d'hommage, inlassablement, désespérément, infiniment.

    Raphaël Zacharie de IZARRA

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  2. Texte presque divin, joli, parfumé, irrésistiblement stylé mais dont l'essence ne parvient pas à me faire passer Joyce Van Potten pour un saucisson au beaufort accroché à un trop haut plafond. Ses yeux bleus sont tout vides. Pas même de trace d'un désespoir, ni de venin.

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