jeudi 3 janvier 2013

The Hobbit: An unexpected journey


2012
Alias :  Le Hobbit : Un voyage inattendu

Cinéaste: Peter Jackson
Comédiens: Ian McKellen - Martin Freeman - Richard Armitage - Ian Holm - Cate Blanchett - Hugo Weaving - Sylvester McCoy - Andy Serkis - Christopher Lee

Notice Cinéprofil
Notice Imdb
Notice SC

Vu en salle



Je n'avais aucune crainte, ni aucune espérance particulière. Ce qui est pris n'est plus à prendre, j'ai beaucoup aimé la trilogie de l'anneau. C'est donc tout de même avec des a priori positifs que je suis allé en famille découvrir ce premier opus du Hobbit, avec l'idée que si j'aimais autant ce serait tout bonheur renouvellé et que si je n'aimais pas je n'en ferais pas non plus une jaunisse.

De fait, j'y ai vu quelques défauts évidents, qui placent d'entrée cette nouvelle aventure tolkienesques en deça de la première adaptation de Peter Jackson, mais beaucoup d'éléments m'ont également heureusement plu, faisant en sorte qu'à la sortie j'étais plutôt satisfait et ravi d'être titillé par la hâte de voir la suite.

Commençons par ce qui pourrait fâcher : ma femme d'ailleurs n'a vu que ça et est sortie toute désappointée de la salle. La mise en place des éléments, la présentation des personnages, des nains chez Bilbo particulièrement, m'a paru laborieuse, laissant beaucoup trop de place à un "comique" disons très enfantin. A plusieurs reprises, j'ai pu déplorer cet humour très puéril. Mais la soirée cher Bilbo m'a fait craindre le pire. Cet aspect de l'histoire, des personnages et ce qui leur arrive, se fait trop souvent remarqué tout le long du film. La maturité du "Seigneur des anneaux" n'en est que plus manifeste, me direz-vous. N'empêche... on peut se chagriner qu'au terme de si périlleuses aventures, de tous ces personnages, et ils sont nombreux, aucun ne soit mort. Fait par trop extraordinaire,  compte tenu des situations dans lesquelles ils se trouvent embarqués.

Pour en revenir au début, après un petit topo plutôt bien foutu, équilibré, palpitant, racontant comment les nains perdent leur bail et leur trésor dans la montagne, on est plongé dans un très très long prologue chez Bilbo. Fatigant.

Quand la communauté se met en route, au contraire, les emmerdes viennent très vite à point pour nous réveiller. Le récit se redynamise pour ne plus véritablement se rendormir (oh peut-être pourrions-nous citer évoquer Radagast, un personnage lassant de mièvrerie qui a peut-être à voir avec une certaine puérilité?). Sinon, on retrouve la joie de découvrir des paysages et des dangers variés au cours du périple des personnages, comme lors de la première trilogie.

Les effets spéciaux sont superbement réussis, admirablement dessinés et conçus. Ce n'était pas une grande surprise. Le perfectionnisme des WETA workshop fait encore merveille. On note au passage qu'il a fallu un fameux boulot pour masquer avec force maquillages, filtres et autres traitements numériques le vieillissement de certains comédiens qui avaient déjà participé à la trilogie de l'anneau.

Sur le plan de l'histoire, que je ne connaissais pas du tout, j'ai aimé particulièrement les relations compliquées entre nains et elfes, ainsi que la très progressive acceptation du hobbit par les nains. Mais pour être tout à fait honnête, le meilleur est tout de même dans le formel, dans cette richesse, toujours elle, des détails dans les costumes, les décors ou dans les traits des monstres. Azog est particulièrement hideux mais n'en demeure pas moins doté d'une variété expressive plus que réjouissante.

La pérégrination est mouvementée, pleine de surprises, de problèmes certes résolus avec un peu trop de facilité et pas suffisamment de "dégâts", mais au final, le voyage est assez inattendu pour me plaire, simplement. Espérons maintenant que Martin Freeman mettra un peu moins de grimaces dans ses expressions et que son jeu trouve enfin une certaine sobriété dans les épisodes prochains. Un peu plus de réalisme dans les scènes d'action, dans le parcours des héros, quitte à en perdre quelques-uns en route et cette trilogie prendrait une plus grande envergure. Ce ne serait pas de refus.

Satisfait à la sortie, peu à peu je vire tatillon. L'envie de voir la suite ne se fait pas la malle cependant.

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