mardi 30 août 2011

Mondo topless



1966
Alias: Mondo Girls

Alias: Mondo Top

Cinéaste:
Russ Meyer
Comédiens:
Babette Bardot - Lorna Maitland

Notice Cinéprofil
Notice Imdb
Vu en dvd


Quand Russ Meyer s'essaie au "mondo", sous genre du bis italien, alliant faux et vrais documentaires, avec un œil particulièrement salace, voire graveleux, cela donne un patchwork de nichons dansants destiné à extraire le bon jus à pépère du public. Je ne vois pas d'autre intérêt à ce très long film d'une heure où gigotent toutes les sortes de roploplos, gros, petits, blancs, hâlés, rebondis, en poire, en pomme, pas en scoubidou, mignons, énormes, légers ou pesants, etc.

Comme souvent chez Russ Meyer, la vie et l'invention (bien qu'ici ce soit un grand mot) résident dans l'introduction très rythmée par un montage vif, syncopé, mais un poil trop long où l'on nous présente les playmates à venir tout en feignant reprendre le style Mondo : on y découvre donc San Francisco, ses divers monuments, ses hauts lieux pittoresques et colorés. L'humour de Meyer met en exergue les bâtiments et les sites qui évoquent phallus et vagin. Voilà pour le rire.


On passe ensuite aux séquences nudies où les filles s'ébattent topless dans la nature, à la campagne, dans l'eau,

au bord de mer, d'une piscine, ou bien sur scène. Long, fastidieux, tellement répétitif.

Les voix de ces demoiselles répondent à des questions sensées donner un peu de sens à tout cela, une sorte d'argument documentaire en somme. "J'aime pas les hommes aux cheveux longs" répond l'une d'elle. Vous imaginez donc la teneur philosophique des questionnements auxquels elles sont confrontées. Je crois qu'il faut être bourré au viagra pour trouver ces inconsistances excitantes.

Oh, je ne dis pas que les filles ne sont pas jolies mais disons que l'absence d'action, de réelle histoire ne permet pas d'éviter l'ennui, qui arrive ici bien vite : 10 minutes de film et on a déjà envie d'éteindre le lecteur.

Parce que le film charrie parmi le lot de défaut récurrents de son auteur celui bien rédhibitoire de la longueur. Russ Meyer ne sait pas couper. Surtout quand il n'a rien à raconter et, comme ici, seulement du nichon à montrer. Le montage est très serré disais-je plus haut mais cela n'insuffle à aucun moment le moindre dynamisme au récit. Les scènes archi-découpées ne font que répéter les mêmes plans. Alors on s'emmerde. Grave.

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