dimanche 25 décembre 2011

The artist



2011

Cinéaste:
Michel Hazanavicius
Comédiens:
Jean Dujardin -Penelope Ann Miller -Bérénice Bejo -John Goodman -Malcolm McDowell -James Cromwell

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Vu en salle


Je devrais être courant à mon âge et faire en sorte de ne jamais porter la moindre considération à toutes ces conneries de prix et récompenses artistiques. Et pourtant, le prix d'interprétation attribué à Jean Dujardin, lors du festival de Cannes, a fini par s'immiscer dans ma conscience, a fait son sale boulot de sape et à l'heure où l'écran s'illuminait dans ses noirs et ses blancs, j'étais déjà eu et ne le savais pas : je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus impressionnant. Pauvre vieux con que je suis!

Certes, le comédien est bon, je me tue à le répéter ici ou là : c'est un très grand acteur, un des plus talentueux de sa génération, toujours juste, faisant montre d'une aisance naturelle tellement déconcertante! Cependant le rôle qu'Hazanavicius lui a cette fois concocté, pour gentiment troussé qu'il est, ne suscite pas en moi les débordements d'enthousiasme que j'ai lus partout dans la presse, ni même ne justifie une si grande récompense.

Entendons-nous bien : c'est très joli, bien foutu, mais le personnage n'est pas non plus d'une profondeur abyssale. Il y a de nombreuses très bonnes idées de la part du réalisateur. L'histoire est mignonne, mais extrêmement convenue. C'est un conte pour enfants, bien fait, rien à dire sur la facture, techniquement et visuellement bluffante. C'est émouvant, attendrissant, mais sans pour autant se révéler capable de donner le grand frisson, celui qui pousse les gens hors de leur fauteuil à applaudir à tout rompre.

Les étapes pathétiques par lesquelles le personnage de Dujardin passe sont un peu trop longues à mon goût. A un moment donné, j'ai été un peu lassé par l'orgueil mal placé du bonhomme. Il va un peu trop loin pour que je puisse tomber en pâmoison. Voilà. Il m'apparait bien trop léger ou futile pour qu'on décerne à celui qui l'incarne un prix quelconque. La poésie du personnage perd ses ailes à un moment du film et c'est assez triste d'ailleurs. Et j'insiste bien : j'ai aimé le film. Seulement, on ne va pas en faire un fromage. Je ne l'ai pas adoré, ne suis pas tombé sous le charme.

Mais j'ai des explications qui en valent sûrement bien d'autres. Hazanavicius, en bon spécialiste de la parodie, se sent obligé de passer par des marques qu'il croit propres au cinéma de ce temps là, celles de l'histoire du muet, et par conséquent, il suit des traces un peu trop soulignées vers le pathos, dans l'esthétique comme dans la tenue du récit d'ailleurs.

Et puis, j'ai peut-être subi trop de surprises, desquelles j'ai bien du mal à me remettre? D'abord j'étais persuadé que John Goodman

était mort. Heureuse surprise celle-là! Mais quand j'ai vu Penelope Ann Miller... ma mâchoire est venue heurter mes genoux. C'est ce qu'on appelle prendre un coup de vieux.

Mauvaise surprise. Depuis "The freshman", j'avais gardé d'elle la beauté trouble, je la croyais sans doute éternelle, blanche, verte, lumineuse pour toujours, et je vois là une femme âgée. Au moins ne s'est-elle pas défigurée à la mode chirurgicale! Cependant, mon petit cœur a été secoué par la nouvelle : le temps passe si vite et sans prévenir! D'ici à ce que j'apprenne que Matthew Broderick a des cheveux blancs ou que Marlon Brando est décédé... non, pitié!

Mini trombi:
Bérénice Bejo:


James Cromwell:

Missi Pyle:

Malcolm McDowell:

Uggie:

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