
1965
Title: Faster, Pussycat! Kill! Kill!
Cinéaste: Russ Meyer
Comédiens: Tura Satana - Lori Williams - Stuart Lancaster
Notice SC
Notice Imdb
Vu en dvd
Fut un temps, j'avais entamé une découverte en règle de la filmographie de Russ Meyer et les premiers films du cinéaste ne m'avait pas fait une grande impression.

Sans pour autant me bouleverser, celui-ci est tout de même d'une autre envergure, même si lui collent à la pellicule quelques tares déjà entrevues auparavant.

Je commence par ce qui fâche : un montage pas toujours très vif ou au contraire trop hystérique. Les temps d'exposition sont quelques fois trop longs. Des séquences trainassent, des actions se répètent un chouïa. On pourrait aussi lui reprocher qu'il y a du gras sur le scénario, pas assez de finesse dans le rythme, comme dans le sens de l'histoire.
D'aucuns pourraient arguer que cette maladresse fait partie du charme de ce cinéma. Gentiment approximatif, naïf, plein d'espoir et audacieux. Le cinéma de Russ Meyer est un cinéma de genre, voire de sous-genres. Il n'est donc pas toujours très subtil.

Mais le pire est dans la pauvreté de jeu de certains comédiens. Celle qui joue comme un pied est sans doute Haji.




Chez les hommes, Paul Trinka



Cette histoire n'en manque pas il est vrai. Comme je le disais plus haut, Russ Meyer nous présente un film de genre, un film de voyous, mais aux balconnets pigeonnants. L'idée est d'allier le western, les cul-terreux du désert au blouson noir d'une dominatrix, les gros nichons aux pare-chocs chromés de leurs cylindrées. Les roues crissent et font de la poussière de gros nuages menaçants. C'est rock'n'roll, destiné à la jeunesse de ce temps et à la masturbation masculine (à cette époque un décolleté pouvait encore paraître pornographique).

Je comprends que cette histoire de dégénérés (tout sexe confondu) ait pu susciter au moins une certaine réflexion, si ce n'est carrément de la fascination, chez les cinéphiles. Le film peut être considéré comme un marqueur de son temps. Il a vieilli, mais sa sale mentalité, très sombre, très gluante tutoie celle des freaks rebelles d'un Ted Browning, dans une moindre mesure bien entendu, mais vous voyez où je veux en venir. Le film porte en lui une part maléfique ; il sent le soufre. Et c'est déjà un signe avant-coureur des années soixante-dix qui vont faire bouger les mœurs et le cinéma en particulier. L'effronterie de ce film, même si elle peut sembler innocente aujourd'hui, est à saluer.

Dans la forme, on peut tout de même le juger à sa juste valeur : un petit film.
Reste du Trombi:
Ray Barlow:

Michael Finn:

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