vendredi 20 juin 2014

L'amour n'est pas un péché



1952
Alias: L'amour n'est pas un péché

Cinéaste: Claude Cariven
Comédiens: Robert Dhéry - Colette Brosset - Louis de Funès

Notice SC
Notice Imdb

Vu sur le net




J'ai regardé ce film pour Louis de Funès. Egalement pour satisfaire ma curiosité à l'encontre des jeunes Colette Brosset et Robert Dhéry. Le film n'est pas éblouissant, mais se regarde gentiment.

Dans une large mesure, son ton, son atmosphère, son rythme m'ont énormément fait penser à "La belle américaine". Il se dégage quelque chose de très naïf, très simple, jamais méchant, une sorte d'humour tiède, un peu décalé mais pas beaucoup. Pas de vague, mais pas benêt non plus. On sent que l’œil frise, qu'il y a de la moquerie, mais les personnages sont aimés pour leur bizarrerie, malgré le ridicule, leur petite bêtise. Il y a de la bonté dans les films de Robert Dhéry et celui-là baigne dans cette tendresse moqueuse. Voilà je ne pourrais pas trouver meilleure description : "tendresse moqueuse". Attention, je sais bien qu'il s'agit d'un scénario et d'une mise en scène de Claude Cariven, mais l'atmosphère est tellement proche des "Branquignols", la troupe de Dhéry, que je suis tenté de l'affilier totalement à la filmographie de Robert Dhéry.

Donc le spectateur se laisse bercer par cet humour un peu mordant, mais au fond très amical, presque débonnaire. Un humour familial qui, je crois aujourd'hui, est complètement passé de mode.

Ce film-là n'a pas de punch, on suit son cours relativement tranquille, sans guère de surprise. Le public sait dès le départ, par convention, que les conflits vont se régler et de quelle manière. Pas de surprise non plus à ce que ce film soit oublié. Il manque d'un peu plus de rythme tout de même. Sans doute la faute à un montage trop généreux. Certaines scènes ne fonctionnent pas bien. Peut-être qu'avec un découpage plus resserré, elles auraient pu donner une autre allure à l'ensemble. Là, en l'occurrence, on a un film parfois longuet, et puis surtout, qui apparaît comme biscornu, déséquilibré. Un exemple : la séquence de l'emménagement ressemble à un long sketch qui n'est pas vraiment en rapport avec le sujet (la guerre des sexes).

Non, ce qui importe est de montrer l'imbécillité des idées reçues qu'une société pas encore féministe (mais l'est-elle vraiment aujourd'hui?) colportait sans vergogne. D'aucuns diront que la virulence anti-mâle est montrée également sans ménagement et que par conséquent le film n'est ni féministe ni machiste. Mais je n'en suis pas sûr. C'est encore à Robert Dhéry qu'échoie le rôle de séduire Colette Brosset.

Pour qui adore Louis de Funès, ne vous attendez pas à un grand numéro du comédien. Il n'a pas percé sous l’œil des auteurs qui n'en devinent pas encore le potentiel. On se contente donc de le voir faire un tout petit peu plus qu'une simple figuration, mais rien de bien percutant.

Finalement le film peut être considérer pour sa distribution débutante comme une petite curiosité, mais en aucun cas comme une bonne comédie. Cela reste modeste dans l'humour. Ce n'est pas non plus emmerdant, juste un peu inerte. Trop paisible. Trop sage itou.

Trombi:
Paul Demange:

Mario David:

Yvette Dinville:

Lucienne Marchand?

Maryse Martin (droite right):

André Chanu:

Jacques Legras:

Christine Langier??

Pierre Duncan:

Pierre DuncanGérard Darrieu et Roger Saget ?:

Roger Saget?

Gaby Verlor et Jean Davril:

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