dimanche 2 février 2014

Sur écoute, saison 2



2003
Saison 2
12 épisodes

Alias: Sur écoute, saison 2

Réalisateurs: Ed BianchiElodie Keene - Steve Shill - Thomas J. Wright - Daniel Attias - Timothy Van Patten - Rob Bailey - Ernest R. Dickerson -
Comédiens: Chris BauerDominic West - Idris Elba - Amy Ryan - James Ransone - Pablo Schreiber - Michael K. Williams

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd

Saison 1
Saison 3
Saison 4
Saison 5



J'ai bien plus pris de plaisir à revoir cette saison 2 que lors du premier visionnage. Et j'avais déjà beaucoup aimé! Je mesure aujourd'hui pleinement le très haut niveau d'écriture de cette série. Cette série va sans doute s'ancrer davantage comme une des toutes meilleures séries que j'ai vues.

Je suis baba d'admiration devant la qualité scénaristique de cette saison. La trame n'est pas des plus compliquées a priori, mais la façon dont les auteurs tracent la route de leur récit est à la fois complexe et d'une lisibilité effarante.

Peut-être doit-on ce prodige en partie à la nature tragique du parcours de nombreux personnages? D'ailleurs à ce propos, j'ai le sentiment que cette deuxième saison place les personnages dans un canevas narratif peut-être plus émotionnel, touchant à des problématiques plus sensibles, en même temps que plus universelles. C'était effectivement déjà le cas avec la première saison, ses questionnements, ses cas de conscience et ce constat amer sur une espèce de fatalité héritée des origines des personnages, le déterminisme social pipant les dés de l'existence. Mais ici, c'est à la décrépitude de l'économie, autre pan du rêve américain, que les personnages se trouvent confrontés.

Nous sommes parmi les dockers du port de Baltimore. La mondialisation et ses corollaires technologiques déshumanisants (conteneurisation, automatisation accrue des tâches) enlèvent aux bras des ouvriers leur gagne pain. La paupérisation de ce milieu entraîne une autre marginalisation, d'autres échappatoires périlleux qui débouchent sur l'illicite, puis sur les mêmes violences mafieuses auxquelles la flicaille tente de répondre.

L'aspect "film noir" est donc une nouvelle fois très prégnant. Une lente mélancolie s'impose peu à peu, jusqu'aux tragédies de fin de saison. Et celle-ci est riche en démonstrations de fatalité. Les scripts compliqués nous permettent de relier cette histoire de docks à celles des rues ainsi qu'aux arcanes du pouvoir politique qu'on avait abordés dans la saison 1.

On a donc l'opportunité de retrouver tout au long de cette saison tous ceux qui ont survécu à la première, ce qui donne une distribution faramineuse. Bien entendu j'insisterai davantage sur les nouvelles têtes, celles des dockers et des "grecs". Quelques belles découvertes!

En premier lieu, Chris Bauer qui règne sur un monde en perdition et qui refuse de l'admettre, luttant fiévreusement au renouveau de l'activité portuaire. L'acteur a un rôle prépondérant, une sorte d'assise sur laquelle tout le monde s'appuie avec plus ou moins de bonheur. Un rôle difficile, vraiment bien tenu.

A ses côtés, celui qui joue son fils écervelé et complexé, James Ransone, est étonnant, d'abord très irritant par la bêtise qui le caractérise et le plombe, puis par l'extrême souffrance qu'elle engendre. Là encore, un rôle casse-gueule qui est plutôt bien maîtrisé.

Dans la famille, on trouve Pablo Schreiber qui joue le neveu poussé par son environnement et la tentation vers les dealers. Quelques scènes difficiles à la clé, et il se démerde plutôt pas mal, sans non plus être éblouissant.

J'ai bien aimé la petite fliquette locale des docks (Amy Ryan) tout en retenue qui, un peu à l'image d'une spectatrice, découvre la fine équipe de flics durs au mal, en même temps qu'un monde de malfrats qu'elle croyait, naïve, loin des quais. Elle est sans doute la plus à même de juger de l’extrême cruauté de l'univers décrit.

Des acteurs qui m'avaient tapé dans l’œil lors de la première saison, peu sont véritablement mis à l'épreuve sur celle-ci. Andre Royo (Bubbles)
 par exemple ne fait que très peu d'apparitions. Michael K. Williams (Omar)
 lui aussi est beaucoup trop rare. Clarke Peters (Freamon)
est en retrait, moins flamboyant. Son association avec Wendell Pierce (Bunk) n'est pas aussi satisfaisante qu'elle le promettait. Rigolote mais sans plus.
Finalement, cette saison met en valeur d'autres comédiens. Certes les petits nouveaux se taillent la part du lion, mais chez les anciens certains parviennent avec peu à continuer de creuser un peu plus leur personnage.

Sonja Sohn (Greggs) a quelques scènes importantes évocatrices de ce dilemme amoureux qui taraude son couple et son investissement professionnel.

Dominic West (McNulty) dépeint encore un personnage assez con, très infantile et parfois touchant.

J'aime de plus en plus le jeu très contenu de Lance Reddick dans le rôle du Lieutenant Daniels.
Bien entendu, le Stringer Bell d'Idris Elba a pris encore de la couenne avec son jeu également dans la retenue.

Pour résumer sur le jeu des comédiens, c'est encore une fois du haut niveau, voire de l'exceptionnel. La série n'est pas non plus prise en défaut sur cet aspect-là.

Si le ton est volontiers sombre, sur le fond comme sur la forme, la série ménage quelques éléments plus légers dans la mise en scène ou chez certains personnages (des traits plus comiques) afin d'aérer un peu un propos sinon trop désespérant. C'est ce qui est bien avec cette série, cette capacité d'équilibrer les tonalités, et qui lui donne une teinte tellement réaliste, avec une grande crédibilité.

Connaissant déjà la teneur de la troisième saison, que j'ai foutrement hâte de revoir, j'ai pu apercevoir que les scénarii mettaient déjà en branle des événements majeurs futurs, en même temps qu'ils bâtissaient sur les ruines de la précédente saison. Cette maîtrise de la continuité est si nette, fonctionne si bien que l'on ne peut qu'être admiratif. Les rênes du récit sont toujours tenus avec une adresse et une facilité qui laissent pantois.
Trombi:
Paul Ben-Victor:

John Doman:

Wood Harris:

Deirdre Lovejoy:

Seth Gilliam:

Domenick Lombardozzi:

Jim True-Frost:

Al Brown:

Melanie Nicholls-King:

J.D. Williams:

Delaney Williams:

Chris Ashworth:
Luray Cooper:

Bill Raymond:

Teddy Cañez:

Charley Scalies:

Antonio D. Charity:

Robert F. Colesberry:

Jeffrey Pratt Gordon:

Bus Howard:

Jill Redding:

Frankie Faison:

Lawrence Gilliard Jr.:

Michael Hyatt:

Hassan Johnson:

Maria Broom:
Erik Dellums:

Brook Yeaton:

Leslie Elliard:

Kristin Proctor:

Callie Thorne:
S. Robert Morgan:

Shamyl Brown:

Isiah Whitlock Jr.:

Keith Flippen:

Leo Fitzpatrick:

Robert Hogan:

Michael Kostroff:

Lance Irwin:

Tray Chaney:

Susan Rome:

Jeffrey Fugitt:

Method Man:

Gary 'D. Reign' Senkus?
Billy Finnigan ?

Lev Gorn:

Robert F. Chew:

Fredro Starr:

Peter Gerety:

Robert Wisdom:

Tom Mardirosian:

Michael Potts:

Doug Olear:
Edward T. Norris:

Gordana Rashovich:

Benay Berger:

DeAndre McCullough:

Richard Pelzman:

Michael Salconi:

Brian Anthony Wilson:

Kelli R. Brown?

Dakota Anderson:

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