
1964
Cinéaste: Georges Lautner
Comédiens: Louis de Funès - Michel Serrault - Mireille Darc - Maurice Biraud - Francis Blanche
Notice Imdb
Notice SC
Vu en dvd

On est accueilli très chaleureusement par la jolie musique de Georges Delerue, guillerette et tendre. Quand j'ai revu ce film il y a quelques jours, je n'ai pas prêté une attention particulière à sa date de sortie, ni donc à la place chronologique qu'il tient dans la filmographie de Georges Lautner. Et pendant la revoyure, j'ai eu le sentiment d'être devant une oeuvre de jeunesse, alors que Lautner a déjà sorti « les Tontons Flingueurs » et qu'il sort la même année « Les barbouzes » et « Le monocle rit jaune ». Il est donc déjà bel et bien installé dans le cinéma français. Comment se fait-il que je ressente ce film comme bancal ?

Est-ce le scénario ? En effet, le film parait se jouer en trois actes dont les tonalités et les rythmes sont pour le moins changeants. Est-ce la mise en scène qui accentue ses variations d'un espace à l'autre ? Il manque du liant à ce film, mais je ne sais pas trop pourquoi. Du mal à me décider, à y voir bien clair.

La première partie, l'exposition, nous présente la majeure partie des personnages (pas tous, Francis Blanche n'apparaissant que dans la dernière)

et la construction du problème : un taulard sort de prison, joue au tiercé tout en cherchant à tuer le mec qui lui a piqué sa gonzesse et finit dans une malle de contrebasse avec un poignard dans le dos. La deuxième partie est plus fourre-tout, les personnages cherchant à se débarrasser discrètement du macchabée.


D'abord, sans contestation possible, Mireille Darc


Dans ce casting de rêve, chez les bonhommes, on peut admirer Maurice Biraud



Vous avez déjà compris qu'on a là un grand cru de Michel Audiard : turf, petits voyous, personnages pontifiant et pérorant, le dialoguiste génial peut lâcher les chevaux et s'en paye une bonne tranche dans la vulgarité, dans la sentence bourgeoise ou dans l'érudition flamboyante. Irrésistible.

Et puis par bien des aspects, on reconnaît à ce film la patte de son metteur en scène, Georges Lautner, notamment dans sa recherche de variété, dans les plans, les cadrages.



Et qui peut faire comprendre à bien des égards la difficulté qu'il a eue à vieillir. Ici, c'est la façon qu'il a de filmer la surprise-partie et ses extravagances qui en est le témoin. Que ce soit dans « Les tontons flingueurs », « Ne nous fâchons pas », « Quelques messieurs trop tranquilles » ou d'autres, Georges Lautner aura, malgré ses côtés réactionnaires, toujours eu un regard attendrissant sur la volupté d'être jeune et inconscient.



Trombi:
Gianni Musy:

Raymond Meunier:

Hubert Deschamps: (droite, right)

Yves Barsacq:

Venantino Venantini et Anne-Marie Blot:

Philippe Castelli:

Darry Cowl:

Charles Bouillaud:

Barbara Brand:

Malka Ribowska:

Michel Dacquin:

Guy Grosso:

Albert Michel:

Marcel Bernier, Michel Duplaix et ?:

Bice Valori:

Jacqueline Rivière:

Vu hier soir et je peux vous dire que pour la dernière photo c'est Jacqueline Rivière qui joue Dorothée.
RépondreSupprimerOhhhh bien vu! Merci beaucoup! Je corrige illico presto!
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