
1988
Alias: Spoorloos
Alias: L'homme qui voulait savoir
Alias: The vanishing
Cinéaste: George Sluizer
Comédiens: Bernard-Pierre Donnadieu - Gene Bervoets
Notice SC
Notice Imdb
Vu en dvd

Ce dvd Criterion est de belle facture, mais je n'ai pas pu m’empêcher de trouver tout de même curieux que cet éditeur se soit penché sur ce film, alors que tant de films visuellement plus importants attendent des restaurations (ne serait-ce que des éditions) plus urgentes. La photographie de Toni Kuhn n'est pas mauvaise, loin s'en faut. Mais disons qu'elle ne se distingue pas vraiment non plus. Je dirais même qu'elle a parfois un aspect VHSien que peut-être un manque de moyen laisse deviner. Attention, certaines séquences sombres montrent un savoir-faire, une habileté indéniables (dans le tunnel, le soir, à la toute fin), ce qui prouve que le chef-opérateur a de la ressource. M'enfin, il faut avouer que tout cela n'a pas grande importance car l'attrait du film ne se situe évidemment pas sur la forme mais sur ce petit conte moral tout noir.

A la toute fin, j'ai pensé à ces petits sketchs qui étaient présentés par Claude Chabrol pour la télé à la fin des années 80, "Sueurs froides", des petits courts très noirs, à la manière de ceux qu'avaient produit Hitchcock pour la télé également. J'insiste sur ce terme de "moral" Difficile pour moi de parler de cet aspect précis du film sans risquer de spoiler, or, il est essentiel, central de ne pas révéler le final. Tout est là! Qu'est-ce qui est arrivé à la jeune femme disparue? Est-elle encore en vie? Que veut faire le kidnappeur du petit ami, de celui qui veut à tout prix savoir, tout comme le spectateur qui partage cette obsession? Finalement cela se résume bien au titre français (pour une fois) : "L'homme qui voulait savoir", à une idée entêtante, au point où tout dépassement de cette idée apparaisse impossible. La résolution du problème passe avant tout, une obsession donc. Mais le scénario ne se limite pas à celle de cet homme, il laisse part à celle du kidnappeur. Les obsessions de ces deux hommes s'affrontent dans un jeu que le spectateur ne sait pas traduire avec certitude. S'agit-il d'un jeu du chat et de la souris? Si oui, nous en devinons l'issue, mais si non? Comment savoir? C'est en fin de compte la question qui est posée, celle de vivre avec l'incertitude, sans la connaissance confortable de la vérité. Et si tout ça n'est pas une question "morale", qu'est-ce que c'est? Existentielle? Carrément?



D'autre part, George Sluizer s'appuie sur le très bon jeu des comédiens. Bernard-Pierre Donnadieu est sans surprise l'acteur que l'on sait.


Un bon petit film, une très bonne idée et une maitrise du récit qui laisse une bonne impression.

Trombi:
Johanna ter Steege:

Gwen Eckhaus:


Roger Souza:

Caroline Appéré:


Raphaëline Goupilleau:

Tania Latarjet?

Lucille Glenn?

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