
1961
Titre original francophone : Le monocle noir
Titre anglophone : The black monocle
Cinéaste: Georges Lautner
Comédiens : Paul Meurisse - Elga Andersen - Jacques Marin - Albert Rémy
Notice SC
Notice Imdb
Vu en blu-ray
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Si mes souvenirs sont bons, ce premier épisode des Monocles est encore le moins bon, le plus timide sans doute. Et c’est vrai qu'il est un peu mou du genou.


Et puis d'abord, le début est confus. Les dialogues y sont étranges. On ne sait trop sur quel pied danser, si le film, en apparence noir, va conserver ses caractéristiques car les dialogues incongrus jurent avec la forme et introduisent vite le doute avec leur teneur comique indéniable.

Ce n'est pas encore le cinéma de Georges Lautner dans toute sa splendeur, avec une réalisation audacieuse et poseuse, des dialogues de Michel Audiard faisant de la littérature comique et plaçant les comédiens sur des numéros de très haute volée. Pas encore mais, même si Audiard n'est pas présent, ce film-là peut être considéré comme un pionnier par bien des aspects. Le scénario est pince-sans-rire, avec des personnages aux traits saillants, pittoresques. Période pré-tontons-flingueurs, ce Lautner a déjà une réalisation fort soignée et des acteurs cadrés de façon sophistiquée. C'est pour cette raison que je qualifierais volontiers sa manière de filmer de “poseuse”. Ce n'est pas du tout péjoratif dans mon esprit. Au contraire, à l'époque, ces cadrages, cette caméra fixe avec ces jeux d'ombre et de lumière pouvait passer pour modernes. Aujourd'hui, ces audaces n'ont plus le même impact. Elles sont très agréables et tellement identifiables au cinéma de Lautner qu'on peut parler du style Lautner sans crainte de se fourvoyer, un style racé, élégant et d’une efficacité surprenante.

Le Blu-ray met en valeur la photographie de Maurice Fellous judicieusement restaurée. Le grain des peaux, la profondeur des champs sont autant d'éléments formels qui sont très bien rendus.


C'est un réel délice que de voir évoluer les personnages, surtout quand ils sont incarnés avec la grâce féminine de Elga Andersen.



Parmi ceux-ci, certains me laissent une plus belle impression que les autres. Je veux mettre d'abord en avant un acteur dont la trogne nous est familière, mais dont le nom m'échappe de temps en temps : Albert Rémy







Malgré quelques ralentissements flagrants dus sans doute à l'expérience encore trop mesurée du gars Lautner, ce film parvient à mener sa barque et m’a donné quelque plaisir de revoyure, par son casting, sa belle photo et sa superbe allemande.
Trombi:
? et Yvonne Gradelet? :
?:
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