jeudi 23 avril 2009

Les clowns tueurs venus d'ailleurs



1988

Titre original : Killers klowns from outer space
Titre francophone : Les clowns tueurs venus d'ailleurs

Cinéaste: Stephen Chiodo
Comédiens: John Vernon - Grant Cramer - Suzanne Snyder - John Allen Nelson

Vu en dvd


Rigolo petit film qui pendant longtemps semble être un remake éhonté de The blob. Les ingrédients sont identiques. Le blob est remplacé par un gang de clowns aux têtes surdimensionnées et aux dents pourries.

On retrouve les ados crétins qui passent le temps à batifoler dans leurs voitures. On a la comète canada-dry, qui ressemble à une comète mais n'est pas une comète, mais bien un vaisseau spatial en forme de chapiteau. Ou bien encore le binôme flicard, un sympa jeune blondinet et un aigri vieux con chauve (l'excellent John Vernon).

Encore le petit vieux et son clébard isolés dans leur trou perdu au fin fond de la campagne redneck, en premières victimes des aliens à nez rouge et pop corn tueur.

Bâti sur cet écheveau maintenant classique, le scénario des frères Chiodo privilégie l'humour potache à l'horreur, parodiant le genre, les films d'alien années 50-60, en ridiculisant leurs personnages récurrents, les situations éculées. Les clowns sont plutôt bien faits, quoique balourds et rigides dans leurs gestuelles. Mais en ce qui me concerne, cela ne m'a pas gêné, bien au contraire je pense que cela joue d'un certain charme, quelque chose de volontairement grotesque. Merde, qu'y a-t-il de plus grotesque qu'une caricature ou un clown? Et puis en dehors de cette folie et de cet humour décalé, le film laisse apparaître de beaux efforts sur les décors et mêmes les effets spéciaux. Oh si, on est encore dans les années 80 et le résultat est plutôt honorable.

Je n'en dirais pas autant du jeu des acteurs. A part John Vernon que j'ai trouvé efficace, les acteurs sont très médiocres. Les deux bellâtres (Nelson et Cramer) sont même tellement mauvais que leurs prestations deviennent épiques, des sommets dignes des pires nanars. Sans aucun doute, cela vaut le coup d'œil. Le cas Suzanne Snyder est un peu particulier.

Il se trouve en effet que la blondinette ne m'est pas inconnue. Fut un temps où cette jeune demoiselle avait suscité un bel émoi libidinal chez ma personne. Je parle d'un temps acnéique. Elle jouait une de ces gourgandines que convoitaient les deux nigauds dans Weird Science de John Hugues. Elle m'avait tapé dans l'œil, voire plus bas. Par conséquent, à l'heure de revoir sa frimousse, vous comprendrez aisément que je sois un peu plus indulgent que raisonnable sur son jeu d'actrice. Souvenir, souvenir, quand tu nous tiens par la zigounette... Maintenant, le temps a passé et je me demande encore comment j'ai pu trouvé cette jeune femme si attirante. Mystère aussi hormonal qu'abyssal.

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