lundi 7 novembre 2011

Il conformista



1970
Alias: Le conformiste

Alias: The conformist


Cinéaste:Bernardo Bertolucci
Comédiens:
Stefania Sandrelli -Jean-Louis Trintignant -Gastone Moschin -Enzo Tarascio

Notice Imdb
Notice Cinéprofil
Vu en salle (33e Cinémed)


Comme ça, au débotté, si on me demandait ce que je pense de Bernardo Bertolucci, je répondrais que j'aime beaucoup, mais quand je me penche précisément sur sa filmographie, je me rends compte que beaucoup des films que j'ai vus m'ont laissé bizarrement indifférent.

Visuellement très beau, surtout dans une copie numérisée et nouvellement restaurée, ce qui nous a valu que Stefania Sandrelli,

qui présentait le film au 33e Cinémed, est restée tout le long de la projection et a donc pu profiter de cette magnifique photographie et des décors "Belle époque" qui placent le film indéniablement dans les objets à l'esthétique tout aussi travaillée que significative.

Il n'empêche... je n'ai jamais réussi à entrer en empathie, à comprendre tout à fait les personnages, notamment celui de Jean-Louis Trintignant.

Et à suite, celui de Dominique Sanda reste tellement éloigné que je peine à lui trouver une quelconque incarnation. Beaucoup de personnages ne demeurent à mes yeux que des marionnettes.

Seul être vivant, celui de la naïve Giulia (Stefania Sandrelli) manque cruellement d'épaisseur. Il n'est pas central, montre seulement la bêtise de la bourgeoisie face à l'obscurantisme fasciste.

Seul, Gastone Moschin m'aura donné pleine satisfaction. C'est un acteur qui trouve toujours un angle à son personnage qui le rend surprenant. Toujours de l'inattendu. C'est assez fascinant comme prouesse quand elle ne se dément pas.

J'ai beau bien connaître l'époque et l'histoire politique qui se joue pendant l'entre-deux-guerres, je crains de ne pas avoir tout compris. J'étais pourtant dans les meilleurs dispositions à tout entendre. Ma foi, ce n'est pas bien grave mais ça arrive de passer à côté. Peut-être fais-je une erreur de jugement? Mais j'ai comme l'impression que ça arrive plus que de coutume en ce moment. Peut-être ai-je de moins en moins de scrupules à me l'avouer?

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