lundi 7 avril 2014

Face à face


2001

Auteur:
Metteur en scène: Michel Roux
Comédiens: Michel Roux - Popeck

Notice Imdb

Vu en streaming

J'ai vu cette pièce quand j'étais petit et l'avais complètement oubliée. Pas très étonnant, elle n'a pas grand chose de mémorable.

Seulement voilà... elle compte Michel Roux dans sa distribution... cela a largement suffi pour que j'y jette un œil.
La présence de Popeck sur l'affiche est un autre argument. De curiosité cette fois. Je connais le comédien pour ses one-man-shows et deux ou trois apparitions cinématographiques par-ci par-là, mais dans une pièce de théâtre, j'étais curieux de le voir donner la réplique. Et ce fut une bonne surprise. Avec Michel Roux, il sauve la pièce de l'ennui total.

Parce que les autres comédiens ne font pas grand chose. La petite Julie Judd
a une courte apparition où elle est franchement mauvaise. Pareil pour le jeune Sébastien Azzopardi. J'espère pour eux deux qu'ils ont pris un peu de bouteille et d'assurance. Je note que rares sont les jeunes comédiens à jouer juste dans le théâtre de boulevard.

Le pire est sans contestation possible Jean-Pierre Castaldi, vociférant, monolithique, puis grotesque, il est presque toujours inaudible. A sa décharge, son rôle est intenable : une armoire à glace imbécile qui finit par chouiner comme un bébé. Difficile de sortir quoique ce soit de ce personnage sans tomber dans le ridicule.

Encore une de ses pièces qui mise uniquement sur le comique de situation. Dans la tradition du vaudeville, on s'en tient aux portes qui claquent, aux hurlements, aux hystéries (pas toujours féminines) des amants aux amours contrariées. Cette pièce dans ce cadre là est très haut perchée. Ça crie énormément! Trop.

Néanmoins, quelques scènes ont su m'arracher un sourire ou deux. Notamment avec Popeck et Michel Roux. Le bordel ambiant est finalement assez joyeux. On s'y retrouve.

Il n'en demeure pas moins que c'est assez mal écrit : le sac de nœud gigantesque dans lequel les personnages sont fourrés se délie en quelques secondes, deux ou trois répliques à la fin et hop, on se débarrasse! Peu importe le réalisme et l'argument qui nous a tenu pendant une heure et demi là-dessus. Au début de la pièce il y a quelques signes qui ne trompent pas sur la médiocrité du texte : on est allé chercher des portions de dialogue dans une autre pièce, "Le canard à l'orange", autrement mieux écrite. Quand un auteur, en l’occurrence ici Francis Joffo, se permet ce genre d'emprunts... ça pue un peu.

M'enfin, au bout du compte, je suis resté jusqu'à la fin, peine que je ne me donne rarement quand la pièce est exécrable. Je dirais que celle-ci n'est pas très bonne, mais que le duo Popeck/Roux me convient bien. Pour eux je peux encore me taper les fadaises annexes.

Trombi:
Yolande Folliot:

Bénédicte Roy:

Francis Joffo :

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