jeudi 24 avril 2014

Angélique


2013
Alias: Angélique, marquise des anges

Cinéaste: Ariel Zeitoun
Comédiens: Nora Arnezeder - Gérard Lanvin - Tomer Sisley - Simon Abkarian

Notice SC
Notice IMDB

Vu en dvd



Nom d'une pipe de chameau vermoulu! Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant souffert devant un film! Depuis "Australia" sans doute. A la fin, on nous annonce une suite. Sans moi, plutôt mourir!

Pourquoi ai-je vu ce film? C'est toute une histoire, mais en gros, parce que ma femme a été -fut un temps- une ravissante fanatique de la première et antique série, avec Michèle Mercier. J'ai voulu, pour nos 7 ans, lui faire la surprise de ce remake. Mal m'en a pris. Déjà que je n'étais pas particulièrement friand de la première mouture... la vache! Celle-ci a été insupportable.

L'Angélique de Mercier était parfois insipide, toujours empesée, celle-ci est flashy. La caméra ne peut s’empêcher de virevolter, en permanence dans le mouvement. Nausée assurée.

La musique est aussi continue, étouffe les murmures d'un Gérard Lanvin bougon, sûrement à cause du rat crevé qui fait figure de perruque sur ta tête. C'est un bordel incessant qui agace l’ouïe comme l’œil.

Des acteurs qui ne sont pas mauvais habituellement jouent comme des casseroles ici. Je pense à Simon Abkarian par exemple. Comment se fait-il? La direction d'acteurs? Ariel Zeitoun leur a demandé de parler comme ça, de façon aussi peu naturelle? On se croirait dans un mauvais téléfilm, joué par des amateurs.

Visuellement, c'est souvent mal fait, les incrustations numériques de décors sont médiocres. C'est faux, ça hurle l'artifice. Je ne m'attendais pas à ça, j'avoue. Je m'imaginais qu'Europa avait mis les moyens pour la reconstitution historique. Le Néo-Zélandais WETA de Peter Jackson nous fait croire à des cités imaginaires et les européens d'Europa ne sont pas foutus de faire une Bastille à peu près potable. Même les rues ne sont pas assez sales, pas assez vieillies, ça sent encore le neuf. Les comédiens et figurants sont mal maquillés. Ça sonne faux partout.

La mise en scène est plate, voire carrément inexistante. Voir Tomer Sisley passer son temps à faire les yeux mystérieux, plissés, regard en dessous, constitue un petit aiguillon qui chatouille les zygomatiques.

Et pour finir le montage est raté, longuet, démonstratif, chiantissime. La phrase qui trotte dans ma tête la plupart du temps au cours du visionnage s'adressait toujours au monteur : "Magne toi! On a compris, passe à autre chose camarade!"

Ce film est promis à la nanarisation à plus ou moins court terme, indéniablement.

Trombi:
Nora Arnezeder:

David Kross:

Matthieu Boujenah et Michel Carliez:

Miguel Herz-Kestranek:

Julian Weigend:

Rainer Frieb:

Patrick Descamps:

Florence Coste:

Mathieu Kassovitz:

John Dobrynine:

Fabrice Rodriguez:

Jean-Louis Sbille:

Jacky Druaux:

Eric De Staercke:

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