dimanche 7 janvier 2018

Coco



2017

Titre original : Coco

Cinéastes: Lee Unkrich - Adrian Molina

Notice SC
Notice Imdb

Vu en salle
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Je suis allé voir ce film en traînant un peu les pieds. Fan des Pixars, je suis depuis quelques films de moins en moins enthousiaste. Je voulais croire que le mariage avec Disney se ferait à l’avantage de Disney. Or la crainte du contraire, à savoir que Disney vienne affadir la verve de Pixar, est une nouvelle fois accentuée par le visionnage de ce drôle de Coco.

L’humour intelligent de Pixar n’est manifestement plus. C’était déjà un peu le cas avec Vice Versa selon moi. La conduite du récit souffre de temps morts trop longuets, surtout sans saveur. Pendant toute la première partie, je me suis ennuyé à mourir. Le film s’éveille sur la fin, puis n’en finit pas non plus de finir et m’ennuie à nouveau. Exaspérant comme un dernier râle d’agonie sans fin. La seule émotion reste la larmichette tirée des amours filiales.

Pas question de se marrer avec un comique très puéril, sans aucune once d’originalité. De l’humour sans surprise, déjà utilisé mille fois ailleurs. Cette sale impression de déjà-vu me fait bailler. Coco n’a aucun charme, ni intelligence. Que ce soit dans la gestuelle des personnages, leurs réactions disproportionnées ou les situations ultra convenues s’étirent en longueur.

Heureusement que techniquement le savoir-faire est toujours aussi efficace. Mais là encore, désolé, cela ne suffit plus. D’autant plus que la poésie a disparu, la couleur, les textures ne suffisent plus. Le cœur de la bête (l’histoire, les personnages, le scénario en somme) ne bât plus véritablement. On a le sentiment qu’on essaie d’appliquer une recette qui a marché : définition même de ce qui ne marche jamais au final. Certes, la relation entre le père et la petite fille est toujours très émouvante. Cela me chatouille l’estomac, je suis parent, alors forcément… Mais au-delà de cet aspect, de ces quelques moments attendrissants, ce que j’ai pu m’emmerder!

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