dimanche 21 avril 2013

True blood saison 1


2008
13 épisodes

Réalisateurs: Alan Ball - Scott Winant - John Dahl - Michael Lehmann - Daniel Minahan - Nick Gomez - Marcos Siega - Anthony Hemingway - Nancy Oliver -
Comédiens: Anna Paquin - Stephen Moyer - Ryan Kwanten - Rutina Wesley - Sam Trammell

Notice Imdb
Notice SC
Critique saison 2

Vu en dvd




Bien entendu, j'allais forcément être déçu, comme tout le monde, voulant dans un absolu un brin naïf retrouver dans cette série d'Alan Ball la profondeur et la finesse humaniste de Six Feet Under. Ça n'a pas loupé. La saison 1 de True Blood est sympathique mais ne suscite guère l'envie d'aller chercher la saison 2. Aussi mon commentaire se contente-t-il de critiquer cette seule saison, d'analyser ce qui m'a permis d'aller au bout sans grande difficulté, ainsi que ce qui m'a quelque peu irrité, au point de ne pas vouloir continuer le chemin.

Une série sur les vampires avait sur le papier quelque chose d'alléchant. Souvent dans les films, cette mythologie donne une matière critique faramineuse (ce qui fait son succès). Entre réflexions sur le corps, sur la société, sur les croyances, la raison, etc., les voies sont nombreuses et prometteuses pour qui aime à se triturer la cervelle à coups de symbolismes et métaphores en tout genre. Et par certains côtés, True blood parvient astucieusement à développer des thèmes intéressants, sur l'exclusion, le racisme, la morale, les jugements de valeur, l'ignorance, élaborant ainsi une vision politique plutôt sévère à l'égard de la société américaine. La religion, le fanatisme et le qu'en dira-t-on sont, parmi les nombreuses cibles, celles qui semblent les favorites pour les auteurs de la série.

Le problème vient sans doute que les outils de démonstration (personnages et trames narratives) sont, à mon sens, un peu trop systématiquement grossis jusqu'à la caricature. Ils sont rares les personnages à avoir un peu de jus de ciboulot, à se tenir dans un rayon de crédibilité raisonnable. Il faut toujours, à un moment donné, que les personnages se laissent aller à quelque débordement, ce qui les rend démesurément antipathique. Bien sûr que nul n'est parfait, que tout un chacun a droit à sa part d'ombre, mais le trait est ici toujours tracé avec une pesanteur excessive. Les personnages n'échappent que trop rarement à l'hystérie. On est toujours dans une tessiture trop élevée. Du même coup, beaucoup de personnages pataugent dans une forme d'incohérence qui, de fait, les rend soit peu crédibles (encore que beaucoup pourraient arguer que les incohérences polluent le monde réel), soit juste fatigants, voire insupportables. Je parle d'antipathie plus haut, mais certains davantage que d'autres suscitent plus ou moins rapidement ce genre de perception, que ce soit la mère de Tara (Adina Porter), Tara elle même (Rutina Wesley) ou Sookie (Anna Paquin) et je ne parle pas de Jason (Ryan Kwanten). Ça fait beaucoup trop de casse-couilles dans une seule saison pour pouvoir provoquer en moi le désir de les retrouver lors de la suivante. Le seul véritable héros qui pourrait m'inciter à y revenir serait Lafayette (Nelsan Ellis), le seul à avoir la tête sur les épaules et à ne pas créer cette espèce de lassitude.

Ce qui aurait pu me pousser à poursuivre, c'est à n'en pas douter la superbe prestation de la majeure partie de la distribution, mention spéciale pour Nelsan Ellis, Rutina Wesley, Ryan Kwanten, Adina Porter ou Kristin Bauer van Straten. Mais tout cela ne suffit pas à m'accrocher.


La façon dont la série utilise la sexualité et le gore pour raconter son histoire et l'évolution des personnages, le monde qui les entoure, les rapports fondamentalement bancals entre les individus est également une réjouissante surprise qui ne suffit pas à rendre la première saison addictive.


Trombi:
Anna Paquin :


Stephen Moyer:
Ryan Kwanten:

 Sam Trammell:

Rutina Wesley:

 Nelsan Ellis:

 Alexander Skarsgård:

Kristin Bauer van Straten:

 Carrie Preston:

Chris Bauer:

 Jim Parrack:
Todd Lowe:

 Deborah Ann Woll:
 
 Adina Porter:

 William Sanderson:
 
Dale Raoul:

John Billingsley:

 Michelle Forbes:

Michael Raymond-James:

Mehcad Brooks:

Mariana Klaveno:

Tara Buck:
Lois Smith:
 Aisha Hinds:

 Lizzy Caplan:

 Lynn Collins:

Andrew Rothenberg  et Aunjanue Ellis :

 John Prosky:

 Caleb Moody: (droite)

Stephen Root;

Raoul Trujillo:

 Zeljko Ivanek:

 Graham Shiels:
Danielle Sapia:

 Danielle James:

 William Schallert:

James Parks et Karina Logue:

 Cheyenne Wilbur:

Myk Watford:

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