vendredi 20 mars 2009

Le Capitan



1960

Cinéaste: André Hunebelle
Comédiens: Jean Marais - Bourvil - Elsa Martinelli - Pierrette Bruno - Guy Delorme
Vu en dvd

Ce n'est pas sans nostalgie que je me suis repenché sur ce vieux film de cape et d'épées. C'est même forcément en très grande partie nourri de ce désir un peu régressif de retrouver par le biais des images et des voix une part de mon enfance cinéphagique que j'avais acheté ce dvd (édition Atlas, n°1, à pas cher). Et c'est encore essentiellement sur cette simple donnée chargée d'émotions et d'affects venus du fin fonds de ma mémoire que s'est forgé le petit plaisir de revoir ce film.

Car enfin, il ne faut pas se leurrer, la qualité cinématographique du film n'est pas aisée à mettre en lumière.
Le scénario pas bien compliqué est filmé d'une manière la plupart du temps très conventionnelle, pépère. Quelques plans mettent bien en valeur le travail physique de Jean Marais qui exécute le plus gros de ses cascades. Les séquences de l'escalade du château, sous l’œil d'un Bourvil inquiet et sous les réverbérations d'un beau lac bleu sont les plus impressionnantes.

Le reste est dévolu à des bavardages plus ou moins barbants, à un ou deux numéros musicaux de Bourvil assez charmants mais qui paraissent ajoutés au récit d'une manière trop artificielle, et puis également à quelques combats à l'épée mous du genou (20 ans auparavant les films de Curtiz étaient 100 fois plus bandants).

Bref, pas de quoi pavoiser, ni de rougir de honte. Il s'agit d'un cinéma de cape et d'épées des années 50, plein de couleurs, aux décors majestueusement agencés et historiquement à peu près fidèles à l'époque décrite, un cinéma consciencieux populaire doté d'une franchouille d'un autre temps. Je ne suis pas sûr qu'un Bourvil aujourd'hui pourrait clamer qu'il ne veut pas "se casser un abati" sans laisser le spectateur dans un marécage d'incompréhension.

J'ai apprécié la tenue des deux comédiens principaux, Jean Marais et Bourvil. Ce dernier se contente de jouer le Bourvil des cafés concerts qui ont fait sa fortune (la bonne) mais Jean Marais apporte une touche d'émotion et de justesse que j'avais complètement oubliée.

Dommage que l'édition dvd soit aussi merdique : couleurs passées, ternes, une fluidité erratique avec des saccades accentuées par l'intraitabilité de l'écran LCD. Je crois avoir perçu des entrelacements (je ne sais si c'est le terme adéquat, m'enfin vous savez ces hachures qu'on perçoit mieux à l'arrêt).

Quoiqu'il en soit, j'ai pris un pied terrible à retrouver ces fameuses faces, ces trognes du cinéma français, que l'on connait, mais sur lesquelles on est infoutu d'accoler un nom, ou alors au prix d'un combat atroce contre le foutoir de la mémoire.

Florilège trombinoscopique :
La belle Elsa Martinelli, mamma mia :





La jolie Pierrette Bruno, que j'aime son sourire :


Guy Delorme, (à droite) le méchant de service qu'on retrouve dans les Lenny Caution, les OSS, les films de cape et d'épées :

Dominique Paturel, qui prouve qu'il n'est pas qu'une voix, ou un doubleur :

Les frères Préboist, Jacques à droite et Paul à gauche, inséparables bouffons du navet français :

Ahhh Marcel Pérès que Mocky sut si bien utiliser :

Une tête qu'on retrouve parfois et qui reste anonyme, Louis Bugette :

Un des plus fameux nains du ciné français, Piéral :

Un peu engoncé dans ce film, Christian Fourcade :

Celui-là je l'adore, Bernard Musson inénarrable :

Au milieu, Michel Thomass:

Arnoldo Foà:

Lise Delamare:

Annie Anderson:

Et celui-là à droite, reste pour moi anonyme, imdb m'est sans secours, sa tête me dit pourtant quelque chose (Alain Janey cf commentaires):

3 commentaires:

  1. Bravo pour ces critiques! Je vous invite à venir découvrir mon blog consacré aussi au cinéma. Pascal.

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  2. Il me semble qu'il s'agit d'Alain janey aux cotés de bourvil sur la dernière photo

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  3. Merci, il semble d'après un site russe qu'il s'agisse en effet d'Alain Janey.

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