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jeudi 7 novembre 2019

Ripoux contre ripoux



1990

Titre francophone : Ripoux contre ripoux

Cinéaste: Claude Zidi

Comédiens: Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Guy Marchand, Michel Aumont

Notice Imdb
Notice Sens critique

Vu à la télé

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Cette suite, si elle n’est pas à proprement parler désagréable à suivre, n’en est pas moins dispensable. Tout le premier film tenait dans l’alchimie, entre complicité et opposition, que produisait le couple Noiret / Lhermitte,

avec en toile de fond le Paris des années 80. Le film tournait autour de cela et d’une certaine façon, il soutenait avec une vraie délicatesse le passage de pouvoir entre deux générations. C’est cet héritage qui avait ému le public et avait fait le succès du film, populaire et critique.

Or, cette suite se contente de suivre l’exact même canevas, avec le doute sur l’amitié entre les deux héros comme petit twist émotionnel. L’aspect nostalgique est encore une fois souligné mais avec moins de poésie, de délicatesse. La recette est trop évidente. Ce manque de subtilité n’empêchera pas les amoureux du premier film d’en apprécier la suite. Ceux comme moi qui avaient juste bien aimé seront un peu moins enthousiastes.

J’ai aimé retrouver deux comédiens en particulier, qui n’étaient pas dans le premier film : Jean Benguigui

et Guy Marchand,

deux figures très importantes selon moi dans le panorama du cinéma populaire français, parmi les seconds rôles les plus récurrents sans doute dans les années 80/90 et qui, par conséquent, constituent une petite gourmandise que je goûte toujours avec un vrai plaisir nostalgique et cinéphage.

Mais il faut se rendre à l’évidence : cela ne sauve pas le film totalement. Il me semble moyen, parce qu’il lui manque des éléments fondamentaux dans le scénario, et sans doute aussi dans le rythme qu’impose la mise en scène pour rendre le récit véritablement palpitant.

Et bien sûr, j’en reviens à ce manque d’originalité par rapport au premier film. Je sais bien que c’est très difficile après un premier succès de trouver l’équilibre entre les ingrédients du succès originel et l’innovation. Il arrive que cela fonctionne dans le buddy movie comme avec L’arme fatale ou la série Chèvre / Compères / Fugitifs de Francis Veber. Avec ce 2e Ripoux cela paraît un peu loupé.

Trombi:
Philippe Noiret:

Thierry Lhermitte:

Jean Claude Brialy:

Line Renaud:

Michel Aumont:

Grâce de Capitani:

Jean-Pierre Castaldi:

Patricia Karim:

Michel Crémadès (center centre):

Christian Bouillette:

Roger Jendly:

Georges Montillier;

René Morard: (droite, right)

Alain Mottet:

Bernard Freyd:

Tadie Tuene:

Jacques Richard:

jeudi 30 août 2018

La totale



1991

Titre original : La totale

Cinéaste: Claude Zidi
Comédiens : Thierry Lhermitte - Miou Miou

Notice SC
Notice Imdb

Vu à la télé

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Dire que ce film a fait l’objet d’un remake de James Cameron est déjà à la base une surprise, mais la plus impressionnante est que le remake s’est avéré meilleur, ce qui en général n’est pratiquement jamais le cas. Voilà un cas contraire qui confirme la règle!

La totale fait donc très pâle figure devant son petit frère hollywoodien. Les Américains sont venus chercher dans un piètre film français un scénario et lui ont ajouté quelques effets spectaculaires supplémentaires. Parce que le scénario de La totale est exactement le même que True Lies, sauf ces nombreuses autres scènes en suppléments donc. Quand on a vu True lies, difficile de revoir La totale sans sourire devant la pauvreté des moyens. Allons, essayons tout de même de faire abstraction et prenons La totale de la façon la plus objective possible.

L’idée centrale de Claude Zidi, Simon Michael et Didier Kaminka (en fait issue d’un scénario de Lucien Lambert) est très bonne : un agent apprend que sa femme a un amant et met en branle les moyens du contre-espionnage français pour enquêter sur cette relation adultérine, dévoilant sa propre double vie et mettant en danger toute son existence. Les quiproquos, les situations sont gentiment drôles. Rien de bien ébouriffant, ni de désopilant. Pépère mais sympathique.

Le binôme Thierry Lhermitte et Miou Miou

 est excellent, même si j’ai un peu de mal avec le personnage très coincé au départ de Miou Miou

qui nous a, il est vrai, peu habitué à interpréter des rôles de petite bourgeoise.

Celui d’Eddy Mitchell

est un poil ingrat : censé épauler Thierry Lhermitte, il est aussi un peu celui par quelques saillies grivoises amène une pincée d’humour gras.

Thierry Lhermitte

fait un travail correct. Il tombe des nues d’abord avec son fils qui flirte avec la petite délinquance, puis avec sa femme dont il découvre la vie parallèle.

Les démonstrations de force des agents français font un peu sourire par leur modestie. Il y a un côté amateur, artificiel, qui ne nous incite pas à y croire réellement. Le rythme du scénario, de la mise en scène, sans doute du montage surtout ne permet pas d’être happé par l’histoire que l’on suit sagement en attendant de la surprise, de l’élan qui ne viennent pas.

Dans le remake,au moins les scènes d’action et la contribution sexy de Jamie Lee Curtis soutiennent l’attention du spectateur. Ici on s’ennuie presque. C’est gentil, ça fait pas bobo, mais oui on s’ennuie un peu, le film n’est pas à proprement parler mauvais, mais on peut l’oublier facilement.

Trombi:
Michel Boujenah:
Jean Benguigui:
Annick Alane:
François Hadji-Lazaro:
Sagamore Stévenin:
Claudine Wilde:
Yan Epstein:
Fabienne Chaudat:
Thierry Liagre, Pierre Pellerin, Alain Stern et Jean-Guillaume Le Dantec:
Sylvain Katan et Frédéric Diefenthal:

lundi 27 août 2018

Les Ripoux



1984

Titre original : Les Ripoux
Titre anglophone : My new partner

Cinéaste: Claude Zidi
Comédiens : Philippe Noiret - Thierry Lhermitte - Julien Guiomar

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd

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Les Ripoux est une des rares comédies à avoir été couronnées du César de meilleur film. C’est étonnant. Fut un temps où pour se dégager de la critique récurrente, véritable antienne de la cinéphilie française, que le cinéma français conchiait régulièrement le genre comique, le le monde du cinéma daignait en faire la tête de gondole en quelque sorte. C’était tellement fréquent et justifié par le fait que la comédie avait pendant des décennies permis au cinéma français de manger et surtout de survivre face à l’agressivité du cinéma américain, que pendant un certain temps, la production française a voulu marquer le coup en promouvant lors de la cérémonie des Césars des comédies françaises ayant un gros succès commercial. Ce fut le cas pour Trois hommes et un couffin ou pour ces Ripoux. Parenthèse fermée, mais fallait bien l’ouvrir pour expliquer pourquoi cette gentille et agréable comédie a été affublée du titre de meilleur film français de l’année.

Les Ripoux est une bonne comédie, un film bien construit, bien écrit, plutôt bien joué, parfois même un peu émouvant, empreint d’une certaine nostalgie comme sait la suggérer Claude Zidi (on pense à certains passages très parisiens d’Inspecteur La Bavure pendant le visionnage de ces Ripoux).

Mais Les Ripoux n’embrasse pas non plus les sommets comme ont pu le faire Le Corniaud ou La grande vadrouille. Les thèmes ne sont pas des plus fracassants. On n’est pas dans la comédie grinçante, à l’italienne. Ca ne fouille pas non plus le bide. Le rythme est doux mais pas non plus percutant.

C’est une bonne petite comédie, gentiment drôle. Sa plus grande valeur réside, je crois, dans la gageure d’avoir réussi à humaniser la corruption des flics. Faire des ripoux des personnages sympathiques n’était pas une mince affaire. Avec une grande intelligence, le scénario à trois de Claude Zidi, Simon Michael et Didier Kaminka joue sur l’opposition éthique entre le vieux briscard magouilleur et le jeune débutant moraliste, avec un renversement lui aussi pour le coup très moraliste sur la fin.

Reste que le point fort du film demeure la figure tutélaire aussi bien que sympathique du géant Philippe Noiret.

Que j’adore cet homme! Cette voix, cette mine ronde, au regard si complexe, enfantin, bon, violent, si riche de nuances et de subtilités surprenantes! Notez que Thierry Lhermitte

joue très bien l’éberlué, mais Noiret est tellement bien dans son personnage, à la fois truculent et bon vivant, arrimé à ses certitudes autant qu’à des habitudes, sans doute aussi vieilles que lui, mais en même temps le personnage n’est pas non plus dupe. Il sait que sa carrière est derrière lui, que ses petits arrangements avec la pègre et les commerçants sont un petit peu minables. On le sent désabusé, le parfait opposé de son jeune collègue, tout beau tout neuf, plein d’ambition et d’illusions. La voix et l’oeil de l’acteur porte tout ce fatras avec tant d’aisance qu’il ne peut qu’émouvoir, ou du moins attendrir.

Les rôles annexes offrent l’habituel échange de bons procédés classiques, pépères, si ce n’est la bouille de Julien Guiomar,

que j’aime d’une admiration et d’un amour particuliers, un des plus beaux acteurs de seconds rôles du cinéma français de la fin du XXe siècle : rond, gigantesque, protubérant, et capable de la finesse la plus étonnante, un dessin de Franquin à lui tout seul.

La réalisation de Claude Zidi est correcte, sans plus, comme d’habitude. Il ne faut jamais attendre un beau plan de ce cinéaste, mais il n’y a pas non plus de fausses notes.

Après avoir écrit tout cela, il me faut concéder que je ne tombe pas en pâmoison devant ce film, alors que c’est typiquement le genre de comédies françaises efficaces pour lesquelles je suis un client assidu. Curieusement, j’aime bien ce film sans qu’il n’y ait la petite étincelle qui me donnerait envie de le revoir souvent. Pourquoi donc, je ne sais trop...

Trombi:
Régine:

Grâce de Capitani:

Claude Brosset:

Henri Attal:

Louise Chevalier:

Michel Crémadès:

Pierre Frag:

Jacques Frantz:

Ticky Holgado:

Cheik Doukouré:

Bernard Bijaoui: (gauche left)

François Cadet:

Jacques Ciron:

Gérard Couderc:

Georges Montillier:

René Morard:

Jacques Santi et Olivier Granier:

Abbes Zahmani:

Pascal Pistacio: