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mercredi 29 août 2018

Black Panther



2018

Titre original : Black Panther

Cinéaste: Ryan Coogler
Comédiens: Chadwick Boseman - Michael B. Jordan - Martin Freeman

Notice SC
Notice Imdb

Vu en blu-ray

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J’ai vu ce film il y a quelques semaines et j’ai déjà presque tout oublié. Aussitôt vu, aussitôt évanoui.

Outre le niveau du scénario et son usage intempestif de toutes sortes de clichés narratifs ruinant de fait tout effet de surprise, le film accumule les poncifs sur l’Afrique et développe par conséquent une vision quelque peu arriérée et raciste du continent. En tout cas elle est très simpliste quant à la richesse et la variété des grandes civilisations africaines. Le final est sur ce point totalement et ouvertement raciste : on imagine sans peine le scandale que provoquerait le questionnement d’un membre de l’ONU demandant ce qu’un tout petit pays africain pourrait avoir à offrir au monde. Qu’un scénariste ait pu imaginer et oser écrire une insanité pareille, sans se faire gifler, relève pour moi du mystère.

C’est tellement crétin et si peu crédible ! Voilà bien la preuve irréfutable que les auteurs de ce film n’ont strictement rien à foutre de leur public, estimant que ce dernier est capable d’avaler ce genre d’énormités sans problème. Un scénario aussi cynique, écrit à la truelle est déjà en soi un gros problème, même pour un film d’action.

En plus, les effets spéciaux, tous plus ou moins mis en scène sur l’utilisation abusive du fond vert et donc la numérisation du moindre décor ou de la chorégraphie de combat, forment un visuel d’ensemble d’une tristesse et d’une pauvreté qui finissent par laisser un arrière-goût de nanar très prononcé. Certes, dans le genre du film de super-héros, il y a eu pire, mais on atteint là un niveau de basse production assez net tout de même.

Un scénario réduit à des enjeux grotesques, une esthétique cheap : Black Panther ne marque pas grand chose de positif. Le film réussit l’exploit d’avoir un très bon comédien, Martin Freeman,
 et de le sous-exploiter complètement ! Même ça, c’est raté !

Mini Trombi:
Lupita Nyong'o, Chadwick Boseman et Letitia Wright:

Michael B. Jordan et Daniel Kaluuya :

Angela Bassett:

Forest Whitaker:

Andy Serkis:

vendredi 27 avril 2018

La mutante



1995

Titre original : Species
Titre francophone : La mutante

Cinéaste: Roger Donaldson
Comédiens: Natasha Henstridge - Ben Kingsley - Alfred Molina - Forest Whitaker

Notice SC
Notice IMDB

Vu à la télé
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Très amusant petit film qui a quelques airs nanarisants, notamment grâce à un scénario et des dialogues d’une bêtise drolatique et dont les emprunts éhontés à des films comme Alien ne prennent même pas la peine de se cacher.

Amusant de même parce que l’histoire, bâtie certes sur un canevas on ne peut plus classique, a au moins l’unique avantage de proposer une femme comme alien serial killeur. La jolie et mono expressive Natasha Henstridge
a des atouts néanmoins convaincants pour rester devant son écran sans trop bailler.

Quand les effets spéciaux sont bâtis sur le bon vieux latex et l’huile de méninges des maquettistes, le film prend des allures de film cronenbergien, organique, protubérant, dégueu mais jouissif.

Au contraire, quand on s’essaie à l’image de synthèse notamment vers la fin dans les souterrain, le film tombe dans le très bas de gamme et n’est pas loin d’ennuyer. Je suis d’accord avec Guillermo del Toro qui disait dernièrement qu’il n’y avait rien de mieux que les vrais corps pour incarner, quitte à le charger de maquillage et de prothèses.

Le casting aurait de quoi être alléchant avec Ben Kingsley,
Alfred Molina,
Forrest Whitaker
ou même Marg Helgenberger,
mais le scénario les enterre un à un, dans un enchevêtrement d’enjeux très approximatifs et en fin de compte sans le moindre intérêt. Dès lors, on passe son temps à rire des faiblesses gentiment ridicules du film.

Avec le temps, la nanaritude de La mutante va aller en grandissant, mais elle est d’ores et déjà très puissante. A recommander pour rire, et par curiosité, car il est assez rare qu’un nanar puisse s’offrir une telle distribution.
Trombi:
Michael Madsen:
Michelle Williams:
Esther Scott:
Gary Bullock:
Susan Hauser:
Anthony Guidera:
Whip Hubley;
Richard Fancy:
Marliese Schneider:

lundi 5 février 2018

Le bourreau des cœurs



1983

Titre original : Le bourreau des cœurs

Cinéaste: Christian Gion
Comédiens : Aldo Maccione - Anna Maria Rizzoli - Jean Parédès

Notice SC
Notice Imdb

Vu en streaming

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Mon dieu… ce film a connu un certain succès! C’est à peine croyable, tellement il est nul! Ce qui est pour moi le plus grand mystère, c’est qu’il a été écrit et réalisé par Christian Gion, un cinéaste qui a auparavant signé quelques jolies comédies (C’est dur pour tout le monde, Le pion), des films autrement mieux écrits et mis en scène. Comment est-il possible de tomber si bas? Parce que dans tous les domaines, Le bourreau des coeurs est en faillite.

Le scénario tient sur un papier cigarette. Mais la mise en scène réussit la gageure de rendre l’histoire encore plus insipide. Des scènes entières sans aucune espèce de début de commencement d’intérêt sont là pour je ne sais quel motif, pour passer le temps, pour décorer… pendant ce temps… on s’ennuie. On passe son temps à s’ennuyer. Et c’est une comédie! Les gags sont éculés, de foutus éculés, qui font penser à ce qu’il y a de pire dans l’humour français. Non, je n’ai pas le droit d’évoquer l’humour français. Ce film n’a strictement rien à voir avec l’humour français. J’ai peut-être souri à un gag, un seul, de tout le film.

Le rythme est d’une lenteur incroyable. Maccione

semble complètement laissé à l’abandon. Vas-y Aldo, dis n’importe quoi, fais ton numéro, ça tourne, quand tu as fini, on coupera. Et Maccione de débiter des dialogues qu’on croirait improvisés et on s’ennuie. Autour de lui, les autres comédiens sont tout aussi pathétiques. On a beau être à Tahiti sur la deuxième partie du film, on a tout de même l’impression que la production manque de moyens.

Pour résumer, Le bourreau des cœurs est un assemblage de gags pas drôles pour les plus de 7 ans, très lourds, accumulés sans logique, sans direction d’acteurs, joués par des comédiens pas vraiment concernés. C’est le film le plus cheap que j’ai vu depuis belle lurette. Il m’a tout l’air d’un nanar force 10 sur l’échelle de Pécas.

Mini trombi:
Anna Maria Rizzoli:

André Nader et Nico il Grande:

Christian Gion, Jean Parédès et Florence Guérin :

samedi 29 juillet 2017

The following saison 1



2013

Titre original : The following

Saison 1
15 épisodes

Réalisateurs: Marcos Siega - Liz Friedlander - Henry Bronchtein - Phil Abraham - Nick Gomez - Joshua Butler - Adam Davidson - David Von Ancken - Nicole Kassell
Comédiens: Kevin Bacon - Natalie Zea - James Purefoy

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd

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Ces 15 épisodes de 40 minutes chacun m'ont paru une éternité. Sans doute une des pires séries que j’ai vues ces dernières années avec peut-être The black list?

The following est un ramassis d'inepties qui m'ont fait rire pendant 5 ou 6 épisodes et m’ont tapé sur les nerfs le reste de la saison. Je remercie officiellement ma femme de m'avoir infligé cette ignoble bouse. Les joies du mariage.

Les scénarii sont écrits à la truelle par des scénaristes imbéciles (ou qui prennent les téléspectateurs pour des imbéciles, le résultat est le même) : pas un seul épisode, pas une seule situation qui n'échappe au discrédit. Quel irrespect pour le public, cette série est infâme ! Tout est bête ! On n’a pas vu flicaille aussi inapte à la réflexion, ni psychopathes aussi incohérents dans leur pathologies! Absurde! Il n’y a pas un seul personnage pour en relever un autre, tous sont d’une bêtise abyssale ! C’est dingue! Je n’en reviens toujours pas de ce que j’a vu et entendu. C’est tellement mal écrit que ça provoque le rire, c’est trop gros au début : quand un personnage déclare avec le plus grand sérieux que “quand on ne change rien, rien ne peut changer!”, on ne peut pas rester de marbre, on se gondole illico, obligatoire ! Et de fait, voilà le genre de sentences qui font entrer cette série dans la zone sombre du nanar. Oui voilà c’est une série-nanar!

Seulement, le nanar a l’avantage d'avoir une fin. Le format sériel oblige le spectateur sur la longueur à ressentir une forte lassitude devant ce décérébrage forcené. Il n’y a pas que les kilomètres qui usent, les séries sans bulbe aussi.

Alors peut-on au moins se raccrocher aux comédiens ? À part James Purefoy, très décevant, dont le plissement des yeux semble la seule expression de serial-killer à sa disposition, les autres comédiens s’en sortent plutôt bien compte tenu des conneries qu’on leur fait jouer. Mais rien non plus d’extraordinaire. Je n'ai pas été marqué un comédien en particulier. Peut-être à la limite par Natalie Zea

qui se coltine un rôle compliqué et à peu près nuancé sauf qu’il n’est pas avare en comportements stupides à déplorer un peu avant la fin de la saison.

Non, au bout du compte, je revends direct ces dvds et m’interdis ne serait-ce que de songer à voir la saison 2. Non, impossible !