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lundi 3 septembre 2018

Les Indestructibles 2



2018

Titre original : Incredibles 2
Titre francophone : Les Indestructibles 2

Cinéaste : Brad Bird

Notice SC
Notice Imdb

Vu en salle

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Le film précédent est devenu pour moi au fil des ans un film familial très important. Visionné chaque année au moins une fois, “Les indestructibles” constitue un rendez-vous plein de chaleur et de sourires qu’on partage en famille.

Il propose un scénario et des personnages attachants, aux comportements intelligents. Ce portrait de famille montre comment la modernité s’est invitée tout doucement sur la photo. Les problématiques que connaît la famille Parr/Indestructible sont celles d’un grand nombre de familles dans le monde entier, pas seulement dans les sociétés occidentales.

Les mœurs décrites ne sont plus tout à fait celles, traditionnelles, qui voyaient exclusivement le père tenir les rênes. La manière dont Elastic Girl/Helen oriente et réagit dans le premier film aux évènements portait déjà en germe le développement encore plus féministe de ce 2e épisode. Ici en effet, c’est à elle qu’échoit le rôle de gagner la croûte de toute la famille, alors que Mr Indestructible/Bob doit trimer en tant qu’homme au foyer.

Entre le 1er épisode (2004) et celui-là (2018), 14 années sont passées et la société occidentale a largement évolué. Mais j’insiste tout de même sur le fait que le 1er épisode était déjà empreint de cette modernité, même s’il ne l’abordait pas aussi frontalement que ce 2e film.

“Les Indestructibles 2” garde aussi les mêmes caractéristiques stylistiques que son devancier, à savoir une esthétique de bande dessinée très colorée, mais également celle des films de James Bond des années 60, pleine de gadgets, de couleurs et d’exotisme suranné.

L’apport de la musique de Michael Giacchino rendant de toute évidence hommage à John Barry (du temps de sa splendeur sur Goldfinger par exemple) est toujours d’actualité fort heureusement. Colossal. Cela fait partie indéniablement du charme de ces deux films.

Vu l’écart entre les deux films, je craignais que l’avance technique prise par Pixar soit par trop visible avec ce 2e film. Or, ils ont réussi la gageure de garder une part de simplicité dans les traits, les décors, etc, tout en donnant plus de rondeur, de texture, de détails aussi à l’environnement, comme aux personnages qui prennent un certain relief, sans pour autant être dénaturés. Ils ont modernisé le trait sans trahir le style. C’est un incroyable soulagement de fan!

En espérant maintenant que le maître d’œuvre Brad Bird ne mette pas autant de temps à inventer une 3e aventure….

dimanche 7 janvier 2018

Coco



2017

Titre original : Coco

Cinéastes: Lee Unkrich - Adrian Molina

Notice SC
Notice Imdb

Vu en salle
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Je suis allé voir ce film en traînant un peu les pieds. Fan des Pixars, je suis depuis quelques films de moins en moins enthousiaste. Je voulais croire que le mariage avec Disney se ferait à l’avantage de Disney. Or la crainte du contraire, à savoir que Disney vienne affadir la verve de Pixar, est une nouvelle fois accentuée par le visionnage de ce drôle de Coco.

L’humour intelligent de Pixar n’est manifestement plus. C’était déjà un peu le cas avec Vice Versa selon moi. La conduite du récit souffre de temps morts trop longuets, surtout sans saveur. Pendant toute la première partie, je me suis ennuyé à mourir. Le film s’éveille sur la fin, puis n’en finit pas non plus de finir et m’ennuie à nouveau. Exaspérant comme un dernier râle d’agonie sans fin. La seule émotion reste la larmichette tirée des amours filiales.

Pas question de se marrer avec un comique très puéril, sans aucune once d’originalité. De l’humour sans surprise, déjà utilisé mille fois ailleurs. Cette sale impression de déjà-vu me fait bailler. Coco n’a aucun charme, ni intelligence. Que ce soit dans la gestuelle des personnages, leurs réactions disproportionnées ou les situations ultra convenues s’étirent en longueur.

Heureusement que techniquement le savoir-faire est toujours aussi efficace. Mais là encore, désolé, cela ne suffit plus. D’autant plus que la poésie a disparu, la couleur, les textures ne suffisent plus. Le cœur de la bête (l’histoire, les personnages, le scénario en somme) ne bât plus véritablement. On a le sentiment qu’on essaie d’appliquer une recette qui a marché : définition même de ce qui ne marche jamais au final. Certes, la relation entre le père et la petite fille est toujours très émouvante. Cela me chatouille l’estomac, je suis parent, alors forcément… Mais au-delà de cet aspect, de ces quelques moments attendrissants, ce que j’ai pu m’emmerder!

jeudi 30 juin 2016

Le voyage d'Arlo



2015

Titre original : The good dinosaur
Titre francophone : Le voyage d'Arlo

Cinéaste: Peter Sohn

Notice SC
Notice Imdb

Vu en salle

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La physionomie des personnages principaux, la crainte d’un excès de mielleux depuis que Disney a gobé Pixar, la légère déception depuis Vice & Versa et la fréquence un poil trop rapide ces derniers temps des productions animées ont quelque peu éteint mon enthousiasme pour celles-ci. Peut-être que le bambin pour qui on allait voir ces films, devenant un adolescent qui s’émancipe de ce cinéma là, une espèce de lassitude pour le genre me gagne peu à peu. Possible.

Reste que le travail formel aussi bien que narratif proposé par Pixar généralement a gagné presque toutes ses batailles et donc la curiosité a finalement remporté la sienne : on s’est mis le simple dvd.

Et d'entrée de jeu, l’extraordinaire réalisme des images nous montre ses biscoteaux. Et ce, jusqu’aux derniers plans. Le film est en tout point remarquable en ce domaine. Il faut absolument souligner l’avancée considérable que constitue par exemple le travail sur l’élément aquatique, ses reflets, ses mouvements, sa densité.

Mais cela ne s'arrête pas là. À peu près tous les éléments ont gagné en couleurs, en détails, en finesse de mouvement, de représentation : il y a de très nombreux plans de paysages hyper réalistes dont il est difficile, voire impossible de déceler la fausseté. On remarque très vite l’extraordinaire progrès dans les nuances, la graduation de l’intensité et la diversité des couleurs, et ce, même sur le dvd (je n’ose pas imaginer les effets explosifs visuels sur le Blu-ray).

À certains moments, on a même un peu l’impression que l’on s’attarde sciemment pour bien faire une démonstration de pouvoir, que Pixar roule des mécaniques, insistant sur l’eau qui ruisselle sur les corps ou les rochers, le vent dans les hautes herbes, le dégradé de couleurs sur un lac, etc. Ça a pu carrément me faire sortir du film parfois, l’ostentation manquant de subtilité.

Du point de vue de l’histoire, rien d’extraordinaire. À peu de choses près, on est dans un canevas classique, déjà bien débroussaillé par un film comme Dragons notamment : au sein d’une famille de dinosaures, l’histoire d’un fils manquant de confiance en lui, en regard du courage du père et qui trouve dans l’adversité la force nécessaire pour devenir un dinosaure, “mon fils”. Le voyage d’Arlo est simplement initiatique.

C’est sans doute pour cette raison de “déjà vu” que le studio a fortement misé sur le travail visuel pour nous en mettre plein les mirettes. Attention, je ne dis pas que le parent que je suis n’a pas été remué par les scènes où la fibre paternelle et familiale est sollicitée. Mais là encore, ce n’est pas une nouveauté, ni une surprise. Sur une large partie du film, les ¾ disons, le récit suit son petit bonhomme de chemin, sans grande originalité, ni aspérité notable. En cela, il peut paraître commun avec la plupart des productions de ce type. Deux ou trois scènes viennent rehausser l’ensemble de façon sporadique, rappellent la finesse psychologique made in Pixar.

Dommage que cette absence de constance perturbe le visionnage : on ne peut s’empêcher d’être  un poil déçu. Mais je sais aussi que ce sentiment a pu déjà m’envahir à la première lecture d’un Pixar pour s’envoler totalement à la seconde me permettant de mieux comprendre ce que les créateurs avaient voulu exprimer (c’est le cas pour Wall-E notamment). Peut-être en sera-t-il de même avec celui-ci?

mercredi 1 juillet 2015

Inside out



2015

Titre original: Inside out
Titre francophone à la con: Vice-versa

Cinéastes: Pete Docter - Ronaldo Del Carmen

Notice SC
Notice Imdb

Vu en salle

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Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, mais j'ai plutôt la dent dure avec beaucoup de nouveautés. Cela fait tout drôle quand c'est Pixar qui écope.

Oui, j'ai été déçu par un Pixar! Ça m'était déjà arrivé avec Rebelle, film dont j'ai pratiquement tout oublié.

Celui-ci n'est pas aussi calamiteux : j'ai aimé la dernière demi-heure. Sa dernière partie m'a plu car elle anime quelques émotions longtemps étouffées. En effet, pendant à peu près une heure, j'ai vu un film sans grand dynamisme, un peu trop linéaire, voire didactique dans sa présentation du fonctionnement de la cervelle humaine. Je me suis presque ennuyé.

Il a fallu attendre la mort d'un personnage, très joliment mise en scène d'ailleurs, pour que le film s'éveille. Jusque-là, j'ai eu le sentiment que l'histoire était, sinon banale, en tout cas au moins assez plate, sans intérêt majeur. Je n'ai jamais été touché par les personnages-émotions, ni même par les humains. Je restai en retrait jusqu'à donc que des enjeux sérieux se manifestent.

Visuellement, je n'ai même pas pu trouver de quoi me hérisser le poil de plaisir. Le personnage "Joie" par exemple est faite de particules flottantes : elle n'est par conséquent pas très nette, apparaît comme dessinée à la main par moments, inachevée, brouillonne. Je la trouve moche pour résumer.

D'autre part l'humour proposé ne me chatouille pas des masses. Les zygomatiques en berne, l'émotion vient donc plutôt sur la fin via les retrouvailles familiales et surtout l'intelligent agencement de la joie et de la tristesse dans la construction de l'individu, message exprimé avec beaucoup de subtilité. Là, on retrouve la marque "Pixar".

Au passage, quel est le sinistre imbécile qui a traduit "Inside out" par "Vice-versa", qui fait à peu près tout sauf traduire l'idée de "sens dessus dessous"?

Reste que je ne me relèverais pas la nuit pour revoir ce film qui manque selon moi de rythme et d'humour.

samedi 30 novembre 2013

Planes



2013

Alias: Avions

Cinéaste: Klay Hall

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd



Aouch! On a du mal à le croire, mais on a là l'exemple type de ce que l'association entre Pixar et Disney pouvait faire de pire : un objet sans aucune valeur, une commande pour remplir les trous, un film sans la beauté formelle des grands Pixars et un scénario copié/collé, torché à la va-vite, sans bulbe, sans émotion, sans humour, sans la moindre originalité, sans aucun intérêt.

Sorte de Cars 3 dans les airs, on a osé nous pondre un scénario aussi minable! Cars 2 sentait déjà un peu le réchauffé. Celui-ci est officiellement le pire Pixar que j'ai vu.

Du point de vue visuel, si le dessin n'est pas à proprement dégueulasse, il n'a absolument rien d'exceptionnel. On a fait bosser les équipes bis, c'est manifeste.

Mais ce n'est pas ce qui chagrine le plus. Le pire provient de ce scénario affligeant, symptôme de la paresse la plus éhontée. Oser croire que le public soit assez bête pour se contenter de cet ensemble de clichés narratifs, de personnages conventionnels et de cette histoire triste de banalité, c'est faire injure à l'intelligence des enfants et de leurs parents. C'est bien simple, je trouve ce film scandaleux.

Certes, on est souvent plus exigeant et donc peut-être plus sévère, voire injuste, avec ceux qu'on a l'habitude d'admirer, mais ici, même le gamin de la maison a trouvé le film bof bof. Il a repéré également que c'est pratiquement une histoire calquée sur les deux Cars précédents : le héros est entouré d'un copain clown et fidèle, fait appel à un vieux briscard qui dans un premier temps le rembarre, fait les yeux doux à une belle gosse et on est toujours dans une course, elle passe autour du monde, éparpillement géographique qu'on a subi dans Cars 2.

Un fast Pixar surgelé.

mercredi 15 août 2012

Rebelle



2012

Titre original : Brave
Alias: Rebelle

Cinéastes: Mark Andrews - Brenda Chapman - Steve Purcell

Notice Imdb

Vu en salle



Si techniquement ce film est pour le moment toujours au dessus de la mêlée (que de productions animées qui sortent en même temps!), un petit goût amer perturbe le fond de ma gorge, celui d'avoir suivi une histoire un peu moins stimulante qu'à l'accoutumée.
De plus, le film souffre de la comparaison thématique avec "Dragon" qui naviguait aussi sur les eaux glacées de la culture scandinave et s'interrogeait il y a quelques mois déjà sur la relation conflictuelle enfant-parent à l'heure de l'adolescence quand l'oisillon se met dans les plumes de quitter le nid.
Dans "Dragon" on avait droit au versant mâle père-fils, ici "Rebelle" envisage la relation mère-fille avec toutefois une qualité d'humour un peu plus convenue, qui plaira aux enfants mais sans doute laissera les adultes sur le bas côté. Pas vraiment drôle, le film essaie de se rattraper avec les trognes pas possibles des personnages secondaires (les chefs de clans sont croquignolesques). Mais cela ne suffit pas à mon gré.
Dans le même type d'histoire "Rebelle" fait songer à "Raiponce" et sur ce coup-là, le Pixar prend un méchant coup dans les roustons. Autant "Raiponce" est hilarant, plein de vie et de finesse chez les personnages, autant "Rebelle" enfile les perles d'un collier pas très fin, plutôt simpliste d'aspect.
Heureusement, l'adresse et l'extrême réalisme des dessins sont en tout point remarquables. Les plans où la coiffure frisée de la rouquine prend tout le cadre sont l'illustration idéale du niveau atteint par le studio. Nulle surprise, si ce n'est celle de voir le prodige renouvelé avec cette merveilleuse régularité dont font preuve les dessinateurs de Pixar.
Un Pixar décevant? Est-ce possible? A la vérité, il m'est déjà arrivé de me coltiner ce sentiment troublant, à la sortie de Wall-E. Mais à la première revoyure, j'avais été de nouveau sous le charme. Me faudra-t-il un autre essai avec celui-ci? Mon petit doigt me dit que ce sera tout de même difficile. Rendez-vous est pris.

jeudi 18 août 2011

Cars 2



2011 

Titre original: Cars 2
Cinéastes:
John Lasseter -Brad Lewis


Notice Imdb
Vu en salle



J'avais eu vent de critiques peu amènes à l'égard de cette suite. J'avais quelques craintes. Alors, certes le film n'est pas grandiose, n'est pas porté par une formidable histoire, ne renouvelle rien, pourtant le spectacle est au rendez-vous. 

Encore une fois Pixar ne nous pond pas une grosse bouse mais un honnête divertissement, souriant, dynamique, très coloré et techniquement irréprochable voire toujours ahurissant. J'ai donc comme l'impression que certains cinéphiles commencent à avoir des attitudes d'enfants gâtés. Ils voudraient du chef d'œuvre à chaque création Pixar. Fondamentalement impossible. Vœu au mieux naïf. 
Habitués à voir des Pixar dont la portée est également accessible aux plus de 10 ans, les adultes peuvent se trouver en porte à faux avec ce "Cars 2" un peu plus puéril sans doute. En effet, la thématique sur l'amitié plus forte que les apparences n'est pas aussi profonde que pouvait l'être celle du premier opus sur la nostalgie et le temps qui passe. Les aléas du couple McQueen / Martin ne sont pas des plus finauds mais qu'importe! 

Mieux vaut gouter à la joie plus accessible que le film transporte de façon toujours aussi festive. Les amateurs de James Bond seront ravis : avec ce voyage autour du monde, les autos prennent des airs connus à base de gadgets, de poursuites, de cascades, d'espions et de méchant au monocle goldfingerien. C'est rigolo, pétaradant, jouissif. 
Techniquement bluffant avec une foultitude de détails, toujours aussi épatant, le film se regarde avec un grand plaisir. Alors, pour un après-midi accablant de chaleur avec un gamin aux yeux pleins de lumières et à la banane au milieu de la figure, le film fait largement l'affaire. Pas le meilleur Pixar, mais tout de même un sympathique moment, vivant et frais.