jeudi 7 novembre 2019

Tatie Danielle



1990

Titre francophone : Tatie Danielle

Cinéaste : Étienne Chatiliez

Comédiens: Tsilla Chelton, Catherine Jacob, Eric Prat, Isabelle Nanty

Notice Sens critique
Notice Imdb

Vu à la télé

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J’ai toujours eu un problème avec ce film : je n’ai jamais pu aimer son protagoniste central. Je n’ai jamais pu trouver cette Tatie Danielle ni sympathique, ni drôle, ni même intéressante, alors que c’est en grande partie la personnalité de cette héroïne qui a fait sa popularité auprès du public.

Au delà de ce point, la mise en scène est plutôt bonne, très nette, sans fioriture. Le scénario est bien balancé. Le rythme ne dépare pas, toujours équilibré. Les acteurs sont pas mal du tout. Bref, j’aurais dû faire comme tout le monde et adorer. Malgré tout, aujourd’hui encore, avec cette revoyure, je me suis ennuyé à mourir.

On comprend bien, à l’évidence, que le film sous couvert de comédie, d’humour noir, avec un personnage aussi bête et méchant, tente de mettre en lumière la difficulté de vieillir, la peur de la dépendance avant la mort, surtout les rapports compliqués avec l’entourage. Cette Tatie Danielle a décidé de pratiquer la politique de la terre brûlée autour d’elle ou bien l’hypocrisie la plus cynique. Double jeu qui lui revient en pleine poire à un moment donné. Mais même ce retour de boomerang me laisse complètement froid.

Il n’en demeure pas moins que je peux comprendre ceux qui aiment le film. Il est bien foutu. Et dans le rôle de Tatie Danielle, Tsilla Chelton

excelle, redoutable d’efficacité. Quant aux seconds rôles, à commencer par Isabelle Nanty,

 ils sont également très propres.

Je regrette vraiment de ne pas avoir pu adhérer à cette histoire. Je passe à côté : dommage pour moi.
Trombi:
Catherine Jacob:
Neige Dolsky:
Eric Prat:
Patrick Bouchitey:
André Wilms:
Karin Viard:
Olivier Saladin:
Nadia Barentin:
Laurence Février:
Virginie Pradal:
Mathieu Foulon
Gary Ledoux:
Christine Pignet:
Jacqueline Dufranne:
Dominique MacAvoy:
Pierre Jean: (droite right)
Delphine Quentin:
Claire Marsden:
Jean-Pierre Miquel et Françoise Billet?
Catherine Jan? (center centre)
Marina Tomé:
Patricia Eberhard? et Brigitte Saint-Léon?

Ripoux contre ripoux



1990

Titre francophone : Ripoux contre ripoux

Cinéaste: Claude Zidi

Comédiens: Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Guy Marchand, Michel Aumont

Notice Imdb
Notice Sens critique

Vu à la télé

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Cette suite, si elle n’est pas à proprement parler désagréable à suivre, n’en est pas moins dispensable. Tout le premier film tenait dans l’alchimie, entre complicité et opposition, que produisait le couple Noiret / Lhermitte,

avec en toile de fond le Paris des années 80. Le film tournait autour de cela et d’une certaine façon, il soutenait avec une vraie délicatesse le passage de pouvoir entre deux générations. C’est cet héritage qui avait ému le public et avait fait le succès du film, populaire et critique.

Or, cette suite se contente de suivre l’exact même canevas, avec le doute sur l’amitié entre les deux héros comme petit twist émotionnel. L’aspect nostalgique est encore une fois souligné mais avec moins de poésie, de délicatesse. La recette est trop évidente. Ce manque de subtilité n’empêchera pas les amoureux du premier film d’en apprécier la suite. Ceux comme moi qui avaient juste bien aimé seront un peu moins enthousiastes.

J’ai aimé retrouver deux comédiens en particulier, qui n’étaient pas dans le premier film : Jean Benguigui

et Guy Marchand,

deux figures très importantes selon moi dans le panorama du cinéma populaire français, parmi les seconds rôles les plus récurrents sans doute dans les années 80/90 et qui, par conséquent, constituent une petite gourmandise que je goûte toujours avec un vrai plaisir nostalgique et cinéphage.

Mais il faut se rendre à l’évidence : cela ne sauve pas le film totalement. Il me semble moyen, parce qu’il lui manque des éléments fondamentaux dans le scénario, et sans doute aussi dans le rythme qu’impose la mise en scène pour rendre le récit véritablement palpitant.

Et bien sûr, j’en reviens à ce manque d’originalité par rapport au premier film. Je sais bien que c’est très difficile après un premier succès de trouver l’équilibre entre les ingrédients du succès originel et l’innovation. Il arrive que cela fonctionne dans le buddy movie comme avec L’arme fatale ou la série Chèvre / Compères / Fugitifs de Francis Veber. Avec ce 2e Ripoux cela paraît un peu loupé.

Trombi:
Philippe Noiret:

Thierry Lhermitte:

Jean Claude Brialy:

Line Renaud:

Michel Aumont:

Grâce de Capitani:

Jean-Pierre Castaldi:

Patricia Karim:

Michel Crémadès (center centre):

Christian Bouillette:

Roger Jendly:

Georges Montillier;

René Morard: (droite, right)

Alain Mottet:

Bernard Freyd:

Tadie Tuene:

Jacques Richard: