mercredi 18 mars 2009

Herr Tartüff



alias : Tartuffe
1926

Cinéaste : F.W. Murnau
Comédiens : Werner Krauss - Emil Jannings - Lucie Höflich - Lil Dagover
Vu en dvd

Je n'ai pas vu Le dernier des hommes tourné précédemment. Murnau retrouve à peu près la même équipe, semble-t-il. C'est dommage de ne pas l'avoir vu avant. Tant pis.
J'ai l'impression d'avoir manqué quelque chose, de ne pas avoir toutes les clefs en main pour pleinement apprécier et comprendre ce qui se passe sur l'écran. Cela peut être une erreur de ma part, une vue de l'esprit mais à la fin du film, cette impression s'élabore doucement. A l'heure d'écrire sur ce film, l'impression est encore nette ; elle se manifeste de manière plus ample encore. Je ne vois pas comment aborder ma critique. Je ne sais si j'ai aimé le film ; ce qui me retient est imperceptible. Quel reproche puis-je faire au fait que le film est une fable moraliste? Je ne sais trop au juste. L'adresse directe au public peut-être retient-elle désagréablement mon attention? Est-ce judicieux?

Les comédiens en font-ils trop? En premier lieu Emil Jannings en effet étire au maximum les traits de son visage. Sa coiffure raide comme un balai à chiottes encasque littéralement son énorme tête. Quand ses grimaces atteignent des degrés paroxystiques d'extravagance, il fait penser à Jabba le hutt, une espèce de gros crapaud hideux. Le niveau de la caricature m'empêche-t-il de pleinement entrer dans l'histoire? Même pas sûr! Est-ce juste l'histoire en elle même qui ne me convient pas vraiment? Possible. Je n'arrive pas à mettre les mots sur ce léger malaise, à comprendre ce qui cloche. C'est rageant de ne pas comprendre ses sensations, de n'en apercevoir l'origine.

Les comédiens me semblent très bien. Lil Dagover par exemple me fait le meilleur effet. Werner Krauss également.
Les éclairages comme les cadrages font merveille. Le montage est rapide, allant à l'essentiel. Tout parait en ordre, logique et sensé. Cela devrait fonctionner. Je ne trouve guère à redire et pourtant je reste immobilisé. Sur le quai. Malgré quelques saillies d'un suspense érotique très étonnantes. J'allais oublier.

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