mercredi 10 novembre 2010

Inspecteur la bavure



1980

alias : Inspector blunder
alias : Inspector la Bavure

Cinéaste: Claude Zidi
Comédiens: Coluche - Gérard Depardieu - Dominique Lavanant - Julien Guiomar

Notice Imdb
Vu en dvd



J'ai souvent des mots peu amènes à l'égard des films de Claude Zidi. Dernièrement encore, revoir "Les sous-doués" et "Banzaï" ne m'a pas porté à améliorer l'image que je me fais du réalisateur. Aussi, prendre un vrai plaisir à la revoyure de cet "Inspecteur la bavure" constitue une petite surprise personnelle tout de même! Pour une fois, j'ai trouvé la mécanique du film plutôt bien huilée. L'histoire tient bien la route.

C'est bien écrit. Il y a un bon équilibre dans les temps forts et morts. Le rythme et l’enchaînement des situations sont bien maîtrisés. Tout cela donne un divertissement efficace, une comédie joyeuse, drôle, bref agréable en un mot. De plus, le duo Coluche / Gérard Depardieu fonctionne très bien. L'osmose se fait tout naturellement.

J'ai bien aimé comment Zidi filme la petite vie de quartier parisienne, cette espèce de convivialité flonfonesque et pépère de la partie de pétanque par exemple,

les bruits de bistrots, le petit Sancerre qu'on partage, l'accordéon qui fait danser l'atmosphère, les voitures qui ont disparu de nos jours, comme la Dauphine que conduit Coluche.

Il se dégage de cette panoplie un parfum de France passée, celles des années 1970-80 quand les types portaient des bérets, quand on poinçonnait son tiercé, on utilisait des cabines téléphoniques et la cibi, on prenait des photos argentiques, etc. Bref, le temps passe et le film prend de la bouteille.

Pourtant Coluche incarne une grande liberté dans l'expression, l'attitude, avec une aisance et un naturel désarmants. Toujours jeune et contemporain.

Gérard Depardieu fait son Gégé, comme Belmondo faisait son Bébel : grands gestes, grand bruit, rires de singe, pourtant il maîtrise, son personnage comme ses outrances, sa diction, sa caricature.

Il est encore jeune et fringant. Les deux le sont et film récolte les fruits de cette collaboration qu'on sent enjouée.

Bonhomme, guilleret malgré deux meurtres sordides, le film reste une comédie policière dynamique et décontractée. Et puis c'est toujours pour moi un plaisir de retrouver Francois Perrot,

Hubert Deschamps

ou Julien Guiomar

(pour celui-là, un cierge brûle en permanence dans mon cœur), un trio de secondaires majeurs.

Trombi:
Dominique Lavanant:

Marthe Villalonga:

Alain Mottet:

Christian Spillemaecker et Jean-Paul Lilienfeld:

Jean Bouchaud et Martin Lamotte:

Gérard Couderc:

Richard Anconina:

Féodor Atkine:

Richard Bohringer :

Dany Saval:

Clément Harari:

Philippe Khorsand:

Jeanne Herviale:

Hippolyte Girardot , Michel Puterflam :

Maria Laborit:

Dominique Hulin:

Gérard Holtz:

Louison Roblin:

Gaëtan Bloom:

Gérard Cailleux:

Bouboule:

André Chaumeau:

Henri Lambert:

Patrick Laurent:

Patrick Zard:

Florent Pagny (à gauche):

Michel Pilorgé:

Amélie Prévost:

Jean Martin:

Roger Riffard:

Pierre Plessis: (droite, right)

?:

2 commentaires:

  1. une panhard, pas une dauphine ; cela dit, c'est l'occasion de féliciter l'alligatograhe pour la constance, la subjectivité et la qualité des ces compte-rendus et captures !

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  2. Je concède que ma culture autovroumvroume est défaillante.

    Une Panhard, merde, voilà une marque qui claque!

    Et merci... cela dit.

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