mercredi 8 avril 2009

OSS 117: Le Caire nid d'espions



2006

Cinéaste : Michel Hazanavicius
Comédiens : Jean Dujardin - Bérénice Bejo - Aure Atika - Saïd Amadis - Claude Brosset

Notice Imdb

Vu en dvd



La revoyure a été bien jouissive. C'est une excellente surprise. Sidéré que j'avais été d'abord par l'envie soudaine (mais que se passe-t-il donc?) de ma compagne de voir ce film. Je me demande même si en deux ans de vie commune, ce n'est pas seulement la seconde fois qu'on voit un film à la télé. D'ailleurs, excusez l'aparté, mais bordel, quel choc ce fut de découvrir une fois, puis une autre, ces satanées putains de coupures publicitaires! Quelle horreur! Est-ce question de snobisme que de ne pas supporter l'assénement barbant et bêtifiant de ces messages dont la démonstration de bêtise et de cynisme est une véritable insulte pour ceux qui subissent cela. Car au milieu d'un film, il est impossible de zapper au risque de louper quelques secondes voire minutes du récit. Torture. Ca me donne de ces envies de meurtre. Ultra-mysanthropogène!

Bref...
Retenons le positif de cette expérience : la plaisir pris à rire à gorge déployée devant la superbe imbécillité du personnage, la joyeuse parodie du scénario, sorte de puzzle mi-connery, mi-staffordomatthews avec quelques pincées de super dupont ou de bébel bondissant que parvient à créer l'équipe.

L'esthétique du film rend particulièrement bien celle de ces films d'action populaires des années 50-60, pan extrêmement productif du cinéma bis de l'époque. Les décors, les costumes produisent une sorte de charme désuet. Avez vous noté combien il est difficile d'omettre le qualificatif "désuet" dès lors qu'on évoque le charme de ces films et quand traîne dans un coin de la tête l'idée de pacotille et de sourire taquin?

Par leur gestuelle, leurs positions et attitudes, un peu engoncés dans leur costume, les comédiens et la manière dont ils sont mis en scène participent de l'esthétique générale du film, hommage aux OSS117, eux même parodies des James Bond. Résolument tourné vers la dérision, le personnage d'OSS est la caricature explicite de celle plus grave de Stafford ou Matthews. Jean Dujardin, sur un rôle plus que casse-gueule, s'en tire donc plus que bien. J'imagine sans peine combien il a dû être difficile de trouver l'équilibre entre la clownerie et sa base sérieuse, parce qu'on n'est pas du tout dans la même catégorie parodique qu'Austin Powers, plus dans l'outrance du personnage. Et puis de manière générale, cet acteur me fait le plus bel effet. Je le vois bien étoffer sa carrière de rôles de plus en plus considérables, sans souffrir d'un manque de talent, de présence ou de maîtrise. Il m'a l'air d'avoir d'ores et déjà un jeu très sûr. J'espère qu'il se collettera plus souvent à d'autres genres que la comédie.

La petite Bérénice Béjo, dont le nom me disait pourtant quelque chose mais qui au final m'était complètement inconnue m'a également faut une bonne impression : jolie et solide.

La courte prestation d'Aure Atika me fait encore sourire.


Plaisir aussi de retrouver Claude Brosset

et Saïd Amadis, deux physiques, deux voix qu'on ne peut oublier.

Somme toute, une comédie autoparodique montrant bien que le cinéma français est capable de critiquer l'arrogance française et singeant un cinéma daté et des attitudes suffisantes.
C'est bien filmé, c'est drôle, malgré quelques baisses de rythme ici ou là, il est vrai.

Un entreprise qui en se prolongeant, si elle persiste à rendre des copies aussi intelligentes pourrait se révéler foutrement intéressante. Mais quand on compte parmi ses auteurs un sieur comme Jean-François Halin, il n'y a plus rien d'étonnant.

Trombi:
Philippe Lefebvre:

Constantin Alexandrov et Arsène Mosca:

Laurent Bateau:

François Damiens:

Youssef Hamid:

Khalid Maadour:

Abdellah Moundy:

Eric Prat:
Richard Sammel:

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