dimanche 25 décembre 2011

Nihon no yoru to kiri



1960
Alias: Nuit et brouillard au Japon

Alias: Night and Fog in Japan

Cinéaste:
Nagisa Ôshima
Comédiens:
Miyuki Kuwano -Fumio Watanabe -Shinko Ujiie -Hiroshi Akutagawa

Notice Imdb
Notice Cinéprofil
Vu en dvd


La jaquette vante les prouesses techniques de la mise en scène, avec ces longs plans séquences qui essaient de noyer le spectateur dans les débats politiques de ces étudiants communistes. C'est effectivement réussi : je ne suis pas sorti indemne, j'ai été très vite asphyxié par le flot continu du discours politique des nombreux personnages.

Sans aller jusqu'à réellement déconstruire le discours théorique et militant des communistes, comme s'y est attelé Wakamatsu récemment avec son "United Red Army", Nagisa Oshima tente d'explorer l'engagement politique et les facultés de chacun à varier ses positions et ses attitudes vis à vis de l'idéologie selon les circonstances.

Pour qui ne connait pas bien les évènements politiques japonais, les tenants et les aboutissants des mouvements progressistes des années soixante dans ce pays -ce qui est mon cas j'en ai bien peur- il devient difficile de voir clair dans tout l'imbroglio de l'intrigue. Et les longues discussions, ces longs plans séquences, ces nombreux et incessants changements d'intervenants ne facilitent pas du tout notre tâche. A la moitié du film, je commençais à croire que j'avais assisté jusque là à la mise en place d'un cluedo politique, mais il s'avère par la suite qu'il n'en est rien, que les intentions du film sont bien plus complexes que cela.

Autant vous dire que malgré tous mes efforts pour m'ouvrir à cette histoire, je me suis foutrement ennuyé. En temps et circonstances normaux, les débats idéologiques au sein de la mouvance marxiste me broutent considérablement, mais embrouillés dans ce dispositif scénique, j'ai eu toutes les peines du monde à ne pas m'endormir tout connement. Épreuve difficile que la direction d'acteurs fort correcte d'Oshima n'estompe en aucune façon malheureusement.

Trombi:
Shinko Ujiie:

Miyuki Kuwano:

Fumio Watanabe:

Hiroshi Akutagawa:

Masahiko Tsugawa: (droite)

Kei Satô:

Rokko Toura:

1 commentaire:

  1. je partage votre difficulté à entrer dans l'Histoire des relations sino-japonaises (et tout court : dans l'histoire de la Chine elle-même, révolution culturelle, et celle du Japon tout court). Dans un film de Zang Yimou (orthographe ?) on assiste à des scènes de torture japonaise qui consistent à dépecer des hommes vivants. C'est donc ici que je vais caser mon papier sur une épopée sanguinaire de Kurosawa (film préféré du metteur en scène, ce que je trouve assez inquiétant). Je précise que ce papier est adressé à un ami américain, d'où son titre …
    RAN est l'adaptation du ROI LEAR, sombre et belle tragédie de Shakespeare mise en scène par Peter Brook avec Paul Scoffield (tous hommes de théâtre)
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    PEARL HARBOUR — HIROSHIMA, A STORY TOLD BY KUROSAWA

    I watched RAN to the end but did not enjoy it.
    The limited primary colours are an offence to the eye.
    There is no source of emotion, except maybe in the cruel taste for revenge of the only woman in this epic panorama.
    The castle architecture is admirable and surprising in a country known for its earthquakes and low, light weight habitats.

    In Europe Shakespeare disappeared from the stages for more than three centuries. Due probably to a decline of cultured audiences. In the XIX th Century, King Lear was adapted to suit a new economic class, however it received a happy end.
    Cordelia, Lear's youngest, is married to a young man, a faithful follower of the destitute king. Only the villains die in the end.

    In the XXth Century, education favouring the process, unadulterated Shakespeare came back on stage. Cinema took hold of it and in the thirties a Romeo an Juliet was reeled with Leslie Howard.
    Finally, with television first and the DVD invention second, Shakespeare experienced a tremendous boom.
    Nowadays Shakespeare is a commercial item and makes it difficult to choose between the multiple screen adaptations.
    Universities, Cambridge to quote one I bought a book from, has created chairs where sophisticated language is held comparing the content of blank verses and the shortcuts offered by images. Laurence Olivier is Hamlet in black and white in 1946, Branagh in colour a decade ago. The change is not synonymous with improvement.
    This is the general context in which Kurosawa's samourais could perpetrate the Elisabethan playwright. In the XVIth Century Japan was still feudal, while Britain was in all respects so far ahead (Webster, Marlowe, great explorers and discoveries). You know all this, yet I write it down, scatter it down rather, trying to figure out the larger picture.

    So far Mizoguchi and Kurosawa are "day and night".

    I long to watch Kagemusha (a beautiful doppelgänger story) and Drunken Angel.

    I'll then will be ripe for Ozou.

    I read 20 pages a day of Boulgakov (the English Vintage edition I bought lately which is not such pleasant reading). My yellow French pocket book is lost among my thousands books (half unread …) and I can't recognise it in the chaos
    of my library (looking for it I fished Paul Auster's Book of Illusions, unread so far).

    My computer loudly announces the hour. To boot, the battery is almost empty (9 seconds left)

    I must say goodbye

    Roxane


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